PRESQU’ÎLES

24 janvier 2021

Roman de

Yan LESPOUX

Édité chez

Agullo

Date de sortie
21 janvier 2021
Genre
Nouvelles/Novella
Pays de l'auteur
France

Est-ce qu’on peut être objectif dans la critique d’un ouvrage écrit par un copain ? Je l’ignore, ce que je sais par contre c’est l’immense plaisir que j’ai eu à lire « Presqu’îles » de Yan Lespoux, qui vient de paraître aux éditions Agullo.

Yan est un copain donc. Un blogueur comme moi, dont vous connaissez peut-être le site qu’il anime depuis des années si vous aimez le roman noir. « Encore du noir » est en effet l’un des tout meilleurs blogs dédiés.

Il n’y a qu’à lire la qualité de ses chroniques pour se convaincre du potentiel qui est le sien pour se lancer dans l’écriture. Et c’est chose faites aujourd’hui !

Mais alors que je l’attendais dans la réalisation d’un roman, c’est par un recueil de nouvelles qu’il entame sa carrière d’auteur. Un exercice à mon sens beaucoup plus difficile tant il faut en quelques pages seulement, donner toute la quintessence de l’univers et des idées que l’on veut y déployer.

Et disons-le tout de suite. Yan y parvient à merveille !

C’est dans le Médoc, sa région natale qu’il nous conduit. Non pas celle des châteaux et des grands crus, mais celle faites de sable, de forêt de pins, de chemins cahoteux, de gibiers et de marre, que les touristes ne font que traverser. Les landes du Médoc.

C’est là, dans cette contrée qui n’attire pas le regard, que l’auteur vous emmène à la rencontre de personnages à la vie ordinaire, tellement ordinaire dans leur façon d’être et d’appréhender le monde qu’ils en sont finalement hauts en couleur.

Dans ces 33 nouvelles, l’auteur saisit sur le vif des instants d’existence de ces héros anonymes. On y parle de chasse, de coins à champignons, de tracteur ou de concert, d’océan aussi.

De courtes histoires qui sont cocasses, hilarantes ou tragiques, pleines d’un humour noir jubilatoire, où le hasard fait parfois très mal les choses, et où une tête de Turc est toujours bien utile pour exister et trouver sa place.

Ce qui fait d’eux ces presqu’îles qui donnent le titre à l’ouvrage, qui farouchement attachés à leur entre-soi, restent reliés au de monde par ces étrangers finalement indispensables à la construction et la survivance de leur identité collective.

Ils sont quelques fois bêtes, alcooliques ou entêtés, racistes ou touchants dans leur simplicité, voire terriblement poignants dans leurs émotions, à l’image de la dernière nouvelle qui met un point final à ce merveilleux recueil.

Des tranches de vie qui montrent les travers de tout un chacun, qu’on soit d’ici ou d’ailleurs.

Et l’importance de cette terre qui nous retient souvent, que l’on quitte parfois, mais qui finit tôt ou tard par nous ramener à elle, bien qu’on ne lui appartienne déjà plus vraiment.

Et bien que certains personnages ne soient pas forcément à leurs avantages dans ces courtes histoires, on sent au fil des pages combien Yan Lespoux est attaché à eux et leur porte malgré tout un regard attendrissant.

Parmi la multitude des ouvrages qui passent entre les mains d’un lecteur, « Presqu’îles » de Yan Lespoux fait partie de ceux que l’on veut absolument garder dans sa bibliothèque.

Dans le contexte sanitaire actuel, ses nouvelles sont comme un bonbon à la menthe qu’on laisse fondre lentement dans la bouche. On savoure mot après mot, page après page ces courtes histoires captivantes.

C’est rafraichissant, plein de poésie et d’humanité. Et franchement, pour 11,90 € que coûte le livre, ce serait dommage de se priver de ce plaisir !

N’oublions pas au passage de remercier les éditions AGULLO, pour avoir cru en ces nouvelles et avoir eu l’audace de créer une nouvelle collection dédiée aux textes courts pour les publier. C’est un pari risqué, mais je suis sûr qu’il sera largement gagnant, car je suis persuadé qu’il y a un public pour ce genre de lecture, surtout si la qualité est de ce niveau.

En achevant cette chronique, je ne suis pas sûr d’avoir trouvé la réponse à la question que je me posais en étamant celle-ci.

Ce qui est sûr par contre c’est que je suis très heureux pour mon ami d’avoir osé, et pour çà et pour le bonheur qu’il m’aura donné à le lire, je suis vraiment très fier de lui. Car ce n’est pas seulement un mec bien, c’est aussi un magicien des mots et un fabuleux conteur.

À découvrir d’urgence.

 

4 Commentaires

  1. Pierre Faverolle

    Salut mon ami, comme tu le sais, je l’ai acheté hier pour une lecture très prochaine. J’ai hâte de découvrir son univers littéraire après celui de son blog. Biz

    Réponse
    • La petite souris

      Salut mon Pierre ! attend toi à lire un super bouquin ! te connaissant, tu vas A-DO-RER !!!! 🙂 j’ai déjà hâte de ton retour ! 🙂

      Réponse
  2. Runbabook

    Hello Bruno ,

    😉 Tu confirmes mon envie de le lire . Il arrivera dans quinze jours /trois semaines , je vais d’ores et déjà le commander .

    Pressée aussi d’en commencer la lecture .

    A bientôt , bises 🙂

    Réponse
    • La petite souris

      FONCE Françoise !!! crois moi tu ne le regretteras pas ! 😉 parole de petite souris ! promis s’il ne te plait pas j’arrête de manger du fromage ! 🙂

      Réponse

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