TROIS ENTERREMENTS

Résumé :
Il y a six jours, un volcan s’est effondré dans l’océan, soulevant une vague titanesque, et le monde a disparu autour de Louie, de ses parents et de ses huit frères et sœurs. Leur maison, perchée sur un sommet, a tenu bon. Alentour, à perte de vue, une étendue d’eau secouée de tempêtes violentes… La nourriture se raréfie, les secours n’arrivent pas. Lorsque l’eau recommence à monter, les parents comprennent qu’il faut partir vers les hautes terres pour y trouver de l’aide. Mais sur leur barque, il n’y a pas de place pour tous. Il va falloir choisir entre les enfants.
Une histoire effroyable qui évoque les choix impossibles, ceux qui déchirent à jamais. Et aussi un roman bouleversant qui raconte la résilience, l’amour, et tous ces liens invisibles mais si forts qui soudent une famille.
Chronique 1 :
Ce pourrait être nulle part, ce pourrait être partout. Ça semblerait être maintenant ou bien dans un autre temps. Le unités de lieu et de temps sont subalternes dans la narration de cette tragédie, où se mêleront des oppositions issues de forces naturelles et des cas de conscience lacérant des âmes meurtries, ce qui incline le récit à un dénuement, rattaché tel le muscle à son os. La force, le poids de l’histoire contée se logeront, donc, dans l’affrontement de destins infléchis par la colère de la terre, et où ambivalence, nuance, révolte sont bannis des mots clefs du roman.
«Une petite barque, seule sur l’océan en furie. Trois enfants isolés sur une île mangée par les flots. Un combat inouï pour la survie d’une famille.
Il y a six jours, un volcan s’est effondré dans l’océan, soulevant une vague titanesque, et le monde a disparu autour de Louie, de ses parents et de ses huit frères et sœurs. Leur maison, perchée sur un sommet, a tenu bon. Alentour, à perte de vue, il n’y a plus qu’une étendue d’eau argentée. Une eau secouée de tempêtes violentes, comme des soubresauts de rage. Depuis six jours, ils espèrent voir arriver des secours, car la nourriture se raréfie. Seuls des débris et des corps gonflés approchent de leur île.
Et l’eau recommence à monter. Les parents comprennent qu’il faut partir vers les hautes terres, là où ils trouveront de l’aide. Mais sur leur barque, il n’y a pas de place pour tous. Il va falloir choisir entre les enfants. »
L’on aime à reconnaître que Sandrine Collette est dans un renouvellement constant au fil de son oeuvre. Cependant se proposent à ses lectures des thématiques communes et, alors, l’on pourrait imaginer qu’elles sont constitutives de sa volonté d’écrire ou d’un inconscient expiatoire. L’une de celles-ci, principale, que j’ai isolée pour chacun de ses tableaux est l’enfermement. Et dans cet acte, il apparaît de même sous une forme symbolisée par le radeau, et par l’île absorbée par les flots. Mais effectivement ce renouvellement s’affiche, par contre, au travers les thématiques associées et le cadre stylistique.
La morale, l’éthique, la conscience de parents rongées par un choix inacceptable, la culpabilité, traduisent la noirceur et le drame se jouant devant nos pupilles écarquillées. Écartelés par des incertitudes, suffocant dans leur lien parents/enfants, la souffrance ultime est à son apogée et le besoin impérieux, inextinguible de rédemption se joue des évidences.
Un livre, pour sa lecture, c’est l’essence d’une unité de temps, d’état d’esprit et d’adhésion à un message. L’attractivité, le magnétisme dans cet opus n’ont pas atteint le niveau du précédent. Le discours sous jacent reste plus fermé à mes yeux en balayant moins de sujets propices à la réflexion. Le paraphe du littérateur est bien là avec aussi ce désir de chercher d’autres sentiers parcourant les itinéraires du mots. La farouche volonté d’imprimer une tension reste toujours bien présente. J’aimerais voir Sandrine Collette s’emparer de sujets permettant d’entrevoir un horizon plus large et de méditer les critiques de notre société. (comme pour « Les Larmes Noires sur la Terre » sans pour autant en produire une resucée stricto sensu- on ne compte pas quand on s’engouffre corps et âme!)
Livre réussi, indéniablement, qui ne m’a pas apporté les mêmes plaisirs que le précédent!
Chronique2 :
Une vague géante a (presque) tout englouti. L’eau monte de jours en jours. Une famille survit tant bien que mal. Mais quelle famille ! 9 enfants ! Sandrine Collette décrit un monde apocalyptique dans lequel des parents vont devoir faire des choix cruciaux. Quand il est temps de partir, ils devront choisir parmi leurs neuf enfants qui va devoir rester sur le carreau. La barque est trop petite pour accueillir tout le monde. Il manque trois places. Qui va rester ?
L’heure du départ a sonné et maman, papa ont pris avec eux six de leurs enfants. Dur. Premier choc de lecture, situation difficilement imaginable.
Nous suivons donc dans un premier temps, les trois laissés pour compte dans leur survie sur leur mince colline où ils ne peuvent qu’observer l’eau qui monte, qui monte, inexorablement. Les amusements et l’absence de règles du début ne sont plus qu’un mauvais souvenir. Il faut se débrouiller pour manger, dormir, occuper les longues journées. Il n’y a plus d’adultes pour vous dire qu’il faut se brosser les dents, ne pas se chamailler, préparer le dîner, raconter des histoires. Ils sont seuls. Heureusement, les parents ont laissé un peu de vivres pour attendre car ils sont sûrs, les parents vont revenir les chercher quand ils auront trouvé les terres hautes. Donc, les trois y comptent et attendent.
Dans la deuxième partie, l’auteur suit l’embarcation à travers une mer tantôt calme tantôt déchaînée. Le temps est imprévisible et la météo constamment instable. La barque divague comme ses occupants. C’est long d’errer sur la mer sans but. Les questions les tarabustent. La mère est prostrée, elle qui a du abandonner une partie de sa progéniture. Elle a du choisir parmi ses enfants, ceux qu’elle a mis au monde, qu’elle a eu tant de mal à extraire de son ventre, à éduquer. Pourquoi eux ? Parce que, a dit le père. Il fallait bien choisir. Au moins, en ramènera t’il six. Un pourcentage de perte en cas de catastrophe naturelle ?
La mère devient folle et ne se résout pas à croire que les trois petits restants sont morts. Alors dans la troisième partie de ce roman, elle va les rejoindre. Seule.
J’ai découvert Sandrine Collette sur le tard, avec son étonnant roman précédent “les larmes noires de la terre” que j’avais beaucoup aimé et qui est actuellement en lice pour le prix polars pourpres. Même si je trouve que l’émotion est un peu moins présente, que parfois il y a des longueurs, l’auteur nous propose un exercice de haute voltige dans lequel elle s’en sort très bien. Les personnages sont bien dressés pour la plupart. Cependant, j’ai trouvé qu’il y en avait trop (quelle idée d’avoir neuf enfants !!), de fait j’ai éprouvé parfois des difficultés à savoir qui était qui et quel âge ils avaient. Obligé tout le temps de me dire : “ah oui, celui-là il a neuf ans, celui ci est comme ci, ou comme ça.”. Pas trop grave mais quand même…
Bref, Juste après la vague est un très bon roman, difficile à classer, un peu survival, un peu post-apo, un peu drame mais à découvrir aux éditions Denoël.
Chronique3 :
L’effondrement d’une partie d’un volcan a soulevé une vague gigantesque qui a presque tout englouti sur son passage, il reste quelque part juchés sur une colline Madie, Pata et leurs 9 enfants, cernés par les cette eau qui ne cesse de monter chaque jour. Ils n’ont plus le choix, ils vont devoir partir pour rejoindre les terres hautes s’ils ne veulent pas périr noyés. La barque est là, prête à partir, sauf qu’il n’y a de la place que pour 6 enfants…
Il y a donc ceux qui partent, qui vont devoir survivre avec la peur au ventre tout du long entre le rationnement des vivres et les caprices de la nature et le pire, vivre avec l’horreur de ce choix irrationnel qu’ils ont dû faire.
Et puis, il y les petits, ceux qui restent, trop jeunes pour survivre seuls, dévastés par un abandon qu’ils ne comprennent pas mais persuadés que les parents reviendront les chercher.
A chaque nouveau roman de Sandrine Collette, je me prépare psychologiquement car je sais que ça va faire mal, qu’elle va appuyer aux endroits les plus sensibles inlassablement pour m’emmener plus loin , au bout de moi-même, que ses phrases auront une emprise sur moi dont je ne saurais me défaire pendant les semaines à venir, hantée par des images et des émotions qui ne m’appartiennent pas mais que j’ai fait miennes le temps d’une histoire, celle qu’elle m’a raconté.
Juste après la vague ne déroge pas à la règle, ce fut une lecture anxiogène et terrifiante de par son contexte de fin du monde, loin de la photo idyllique d’une mer d’huile aux reflets turquoise, j’étais cernée par les eaux sombres où se profilaient des ombres terrifiantes à chaque fois que je fermais les yeux. Mais le pire était à venir, se retrouver au cœur d’un choix inhumain qui allait faire appel à mon instinct maternel et le mettre cruellement à mal.
La virtuosité de l’auteur c’est nous nous faire vivre de manière si intime les sentiments de ses personnages que l’on finit par y croire, y être, on enrage de cette lutte, on en pleure de cette souffrance qui n’en finit pas, on ne fait plus bien la part des choses, on voudrait juste que ça s’arrête, retrouver l’air qui nous manque et une petit forme espoir pour nous donner la force de continuer le chemin avec eux, on est avide de lumière que ce soit celle du soleil ou du cœur , juste pour apaiser ce déchainement intérieur . A l’image de cette vague immense c’est un déferlement sensations qui nous frappent de plein fouet entre la peur et la lutte pour une survie précaire dans un environnement hostile, mais surtout composer avec notre conscience qui nous travaille insidieusement, on se sent presque comme Madie, rongé par ce choix inhumain qui broie les entrailles, démoli la raison petit à petit et laisse place au vide et à la folie mais qui pourtant n’a pas totalement éteint la petite flamme, galvanisée par cet amour maternel obstiné.
Vous l’aurez compris, ce roman n’est pas de tout repos, mais c’est là toute sa force et sa beauté, elle donne à ses personnages une profondeur extrêmement touchante et fait écho à nos peurs les plus viscérales pour nous remuer les tripes. Laissez-vous porter par cette écriture bouleversante qui touche l’âme au plus profond. Sandrine COLLETTE montre une fois de plus qu’elle est une grande dame de la littérature moderne et une plume incontournable.
Chronique 4 :
Un volcan s’est effondré dans l’océan, une vague gigantesque a tout envahi. Une famille semble s’en être sortie, isolée sur son bout de terre. Ils sont neuf, les parents et les sept enfants. Ils attendent, personne ne vient. L’eau ne cesse de monter.
Un vrai scénario catastrophe.
Une seule solution, trouver la terre ferme, chercher de l’aide, partir. Mais voilà, il ne reste qu’une barque, tout le monde ne pourra pas monter dedans. Il faut faire un choix.
Il y a des choix qu’il est impossible de faire, qui vous déchire, imaginez-vous, être un parent dans une situation identique, devoir choisir lesquels de vos enfants prendre avec vous, lesquels de vos enfants laisser, seuls, sur un minuscule îlot qui prend l’eau …
Un livre d’une grande tension, une double aventure qui se joue, d’un côté ceux qui sont partis en bateau et de l’autre, ceux qui sont restés sur l’îlot. Les parents sont déchirés, les enfants comprennent mal, font de leur mieux. Qui s’en sortira ? Le lecteur palpite d’inquiétude, dévore les pages à l’écriture dramatique de ce livre catastrophe familial très addictif.
On retrouve un peu de Sa Majesté des mouches, de William Golding, mais pas seulement. Sandrine Collette avait déjà écrit un roman du genre « catastrophe naturelle », dans un univers montagneux, avec tempête de neige, froid, isolement et volonté de s’en sortir, Six fourmis blanches. On retrouve d’une certaine manière un thème similaire ici.
A découvrir aussi ses autres livres bien sûr, mes préférés restant à ce jour Des neufs d’acier (the best of the best), sans oublier Il reste la poussière, ainsi que Les larmes noires sur la terre.
Et l’eau recommence à monter. Les parents comprennent qu’il faut partir vers les hautes terres, là où ils trouveront de l’aide. Mais sur leur barque, il n’y a pas de place pour tous. Il va falloir choisir entre les enfants.
Une histoire terrifiante qui évoque les choix impossibles, ceux qui déchirent à jamais. Et aussi un roman bouleversant qui raconte la résilience, l’amour, et tous ces liens invisibles mais si forts qui soudent une famille.
Chronique 5 :
Il était une fois un couple : Pata et Madie, et leurs neuf enfants: Louie, Noé, Sidonie, Émilie, Liam, Mattéo, Lotte, Marion et Perrine. Une famille heureuse… à ceci près que leur maison s’est retrouvée entourée d’eau et donc coupée du monde : « Devant eux, c’était la mer, mais pas que. Derrière, à gauche, à droite, c’était aussi la mer. En six jours, ils n’avaient pas eu le temps de s’habituer, mais ils avaient compris que le monde ne serait plus jamais comme avant. »
Que s’était-il passé ?
Une vague puissante transformée en raz-de-marée avait recouvert les terres. D’après le père, « sur l’île perdue dans la mer en face d’eux, le volcan s’était effondré. » Ils en avaient réchappé car leur maison, perchée sur une colline, s’était trouvée protégée par l’altitude.
Autour, tout avait disparu : les hommes, les bêtes, les végétaux, tout était mort noyé, recouvert d’une vaste étendue d’eau.
Les politiques savaient-ils ? Si oui, pourquoi n’avaient-ils rien dit, rien fait ? Quelques vieux du village avaient bien senti que le climat n’était plus le même mais on les avait pris pour des fous. (Tiens, ça me rappelle des choses qu’on entend à la radio tous les jours, des histoires de réchauffement climatique, d’événements météorologiques extrêmes, de montée des eaux, de villes côtières menacées et d’îles du Pacifique déjà englouties…)
C’est Louie qui nourrissait les poules ce soir-là et qui l’avait vue arriver le premier, cette terrible vague. Depuis, sur la mer, flottaient quelques cadavres, on apercevait au loin deux, trois embarcations.
Terrible.
Mais le pire était à venir : « le septième jour, l’eau se remit à monter ». Ils devaient partir, tout allait certainement être rapidement englouti. Les parents possédaient une barque, oui, il fallait un peu la réparer mais c’était déjà ça. Aller vers l’Est, vers les hautes terres. Fuir au plus vite.
Oui mais onze personnes dans la barque, ce n’était même pas envisageable. Le père devait ramer, la mère s’occuper des petits. Il fallait donc laisser trois gamins et sauver le reste de la tribu. Abandonner trois enfants, mais lesquels ?
Le choix de Madie… Impensable choix…
J’ai lu ce roman comme un conte (Le Petit Poucet?), un conte terrible, effrayant, ponctué de références mythologiques et bibliques, une histoire oppressante qui nous serre la gorge à chaque moment parce que la mort est là, toujours, omniprésente, dans la tempête qui se prépare, l’eau et la nourriture qui viennent à manquer, les mauvaises rencontres, et cette eau qui monte toujours, grignotant quotidiennement quelques mètres du terrain comme une bête affamée. Pour tout vous avouer, j’en ai même fait un cauchemar ! Inutile de me proposer une balade en mer… Je crois que je vais mettre un peu de temps à me réconcilier avec l’espace marin. D’ailleurs, il paraît que Sandrine Collette a elle-même une peur panique de l’eau. Elle a donc d’autant mieux su nous transmettre sa terreur…
Sans conteste, l’auteur est talentueuse : elle maîtrise parfaitement les règles du suspense et cette montée de l’eau incessante est particulièrement angoissante. C’est donc un roman vraiment réussi malgré, peut-être, quelques longueurs (il faut dire, j’avais tellement hâte de savoir ce qui allait arriver aux gamins que j’aurais voulu parfois que le rythme s’accélère! Quel stress !)
Et puis, être capable d’écrire 300 pages sur une poignée de personnages, quelques poules et une vaste étendue d’eau, une espèce de huis clos à ciel ouvert avec la mer comme personnage principal. Chapeau !
J’ai d’ailleurs beaucoup aimé ce dépouillement qui tire le conte vers la tragédie (et c’en est une au fond!), d’ailleurs, la règle des trois unités est quasi respectée : temps, lieu, action. La tragédie du Déluge… Un texte qui, je l’espère, n’a rien de prophétique !
Je repense soudain aux témoignages des pauvres gens qui ont vu (ou voient encore!) leur maison inondée cet hiver. L’eau montait chaque jour. Un vrai traumatisme dont on se remet bien difficilement ! Il nous faudra certainement un jour ou l’autre prendre conscience du danger qui nous guette en changeant radicalement nos modes de vie. Cela, je crois, devient urgent !
Enfin, je suis sortie de toute cette eau vidée (rincée ah, ah!) pantelante, les jambes molles, les mains moites. Je n’ai pas trop le pied marin et suis en plus d’un naturel plutôt angoissé… Déjà, et pour d’autres raisons évidemment, Des nœuds d’acier m’avaient rendue insomniaque ! Quelle petite nature je fais !
Il va me falloir une lecture plus calme maintenant pour me remettre de mes émotions !
En tout cas, n’hésitez pas à vous plonger dans ce roman… Sensations garanties…
Chronique 6 :
Six jours plus tôt, un volcan s’est effondré dans l’océan, entraînant une vague gigantesque qui a noyé le monde autour de Pata, Madie et leurs neuf enfants. En haut d’une colline, leur maison a tenu bon mais bientôt l’eau recommence à monter et le stock de nourriture baisse à vue d’œil. Ils n’ont plus le choix, il faut partir pour tenter de rejoindre les terres hautes. Leur barque n’est pas assez grande pour tous, il va falloir choisir entre les enfants. Qui de Liam, Matteo, Louie, Perrine, Noé, Lotte, Émilie, Sidonie ou Marion va devoir rester sur l’île ?
L’auteure nous embarque dans son histoire et il est bien difficile de lâcher le livre une fois la lecture commencée : le contexte post-apocalyptique apporte sa dose de stress et de suspense. La narration alterne entre les trois enfants restés sur l’île et le reste de la famille parti sur l’eau, le style est fluide et on navigue entre les personnages avec facilité. Leurs différents points de vue donnent une profondeur au propos : les enfants restants cherchent à comprendre, pourquoi eux et pas les autres ? La mère, Madie, écartelée entre ses neuf enfants, n’espère qu’une chose : tous les retrouver sains et saufs. Le père, Pata, ne pense qu’à un seul mot : assassin, car c’est lui qui a choisi quels enfants devaient rester, selon une logique implacable.
La famille est le point central de l’intrigue : les secrets, les non-dits, les liens, les habitudes mais surtout l’amour qui soude les membres entre-eux. Malgré l’horreur du récit, Juste après la vague a quelque chose de poétique dans la description de ce monde englouti et de cette maison, seule rescapée du village, sur son monticule. Un sentiment qui est également apporté par une partie du récit racontée à travers les yeux des enfants, innocents et pourtant bien conscients du danger qui rode et de l’implacable issue. Des ingrédients qu’on peut retrouver dans l’excellent film d’animation français La prophétie des grenouilles de Jacques-Rémy Girerd, sorti en 2003 et qui raconte l’histoire d’une ménagerie qui survit à bord d’une maison flottante après le déluge. On sort de la lecture de ce roman doux-amer avec l’envie irrépressible d’être avec les siens et de préférence, loin de la mer.
Chronique 7 :
Il y a des auteurs que je suis prêt à suivre, quelque soit la direction qu’ils prennent. Sandrine Collette fait partie de ceux-là, et ce depuis son premier roman, le génial Des nœuds d’acier. Alors, depuis 2013, j’attends avec impatience le petit dernier, je l’achète le jour de sa sortie … et je le garde au chaud pour l’été. Pourquoi ? Je ne sais pas. Peut-être est-ce une façon de ne pas être influencé par les avis des collègues blogueurs qui sortent à ce moment là. Avec Juste après la vague, Sandrine Collette frappe fort, une nouvelle fois.
Un Volcan s’est effondré, créant un gigantesque tsunami. La mer est montée, balayant les habitations alentour. Pata, Madie et leurs neuf enfants se retrouvent isolés dans leur maison, située sur une colline, au milieu d’une mer à perte de vue. Ils apprennent à vivre de peu, limitant leurs repas et vivant avec l’élevage de leurs poules et coqs. Mais les soubresauts de la terre font que l’eau continue de monter.
Les jours passant, l’avenir s’assombrit, les réserves diminuent. Les parents sachant qu’ils ne tiendront pas longtemps décident de prendre la barque pour rejoindre les Hautes Terres. Mais en considérant qu’il faut prendre des réserves pour la traversée d’une dizaine de jours, ils ne peuvent pas prendre tout le monde à bord de la barque. Ils ont donc un choix douloureux à faire : Qui des trois enfants vont-ils laisser derrière eux ?
Louie le boiteux, Noé le nain et Perrine la borgne se réveille sans les parents. Madie leur explique dans une lettre qu’ils ont du partir mais qu’ils vont revenir les chercher dans 12 jours. Ils ont de quoi tenir à condition de respecter les règles et les rations de nourriture. Louie le plus grand aura la responsabilité de son frère et de sa sœur.
Sandrine Collette a le don de surprendre. C’est tant mieux pour nous. Le titre peut faire penser au gigantesque tsunami qui a ravagé l’Indonésie en 2004, et on a du mal à s’imaginer l’intrigue que peut tirer Sandrine Collette de cet événement. Et comme d’habitude, cet événement ne sert qu’à fournir un décor, totalement imaginaire pour mieux creuser les psychologies d’une famille.
Sans entrer dans des détails macabres (elle aurait pu insister sur les corps rejetés par la mer, leur état de décomposition), Sandrine Collette préfère parler de survie et de réaction face à une catastrophe. Mais elle parle surtout de la famille et de l’amour des parents pour leurs enfants, de confiance, d’espoir et de déceptions. Et comme je l’ai déjà dit dans mes précédents billets, le décor a beau être fantastiquement beau, grand et sans fin, Sandrine Collette arrive à créer un huis-clos. Et ce n’est pas un huis-clos oppressant, c’est un huis-clos stressant. Sandrine Collette est l’inventeur de l’huis-clos en plein air.
Il faut être fou pour se lancer dans une histoire comme celle-là. D’un coté, trois enfants qui survivent en attendant leurs parents car ils vont revenir, c’est sur ! De l’autre, les parents qui voguent sur une barque en espérant que tout au fond de l’étendue bleue apparaitra un morceau de terre. Je vais vous dire : ce roman m’a fait penser à Lifeboat d’Alfred Hitchcock, où sans une once de musique, le maître arrive à nous passionner dans un espace aussi confiné qu’une barque. Ce roman est du même niveau, aussi passionnant.
Outre la survie des enfants, je ne me rappelle pas avoir lu un roman fouillant aussi profondément la relation du père et de la mère envers leurs enfants. Ce que j’y ai lu, c’est la différence entre un père se battant pour la survie de sa famille de son clan, et une mère dont chaque enfant est un morceau de sa chair. Si c’est une lecture personnelle, je vous l’accorde, c’est un des aspects qui rendent ce roman incroyablement juste pour moi et inoubliable. Sandrine Collette nous a concoctés encore une fois une formidable réussite, qui interpelle nos sentiments les plus profonds.
Chronique 8 :
Je ne lis par régulièrement du roman noir mais une rencontre sur le Salon du Livre de Paris m’a fait replonger si je puis dire. Il faut dire que la plume de Sandrine COLLETTE est toujours la promesse de profondes émotions, impossible de résister ! Après « Six fourmis blanches » et « Un vent de cendres », voici donc « Juste après la vague », son tout dernier roman publié en janvier 2018.
Je vous dis quelques mots de l’histoire :
Un tsunami a récemment immergé l’ensemble des terres d’une île, à l’exception du sommet où vit une famille de 11 personnes, Pata, Madie, et leurs 9 enfants. Ils sont les seuls survivants du cataclysme. Après 6 jours passés à scruter l’horizon dans l’attente de secours et devant la montée permanente des eaux charriant les restes des maisons détruites et les corps des noyés, les parents décident de fuir. Ils ne tiendront toutefois pas tous sur l’embarcation de fortune qui leur reste encore. Les parents décident finalement de laisser trois enfants, endormis, avec la promesse de venir les chercher dès qu’ils auront accoster sur les hautes terres.
Ce roman fait partie de la collection « Sueurs froides », vous comprendrez aisément qu’il y a effectivement toute sa place.
Sandrine COLLETTE plante le décor d’une fin du monde.
D’un côté, il y a une épopée familiale portée à bout de pagaies par le père et l’aîné des garçons. Le périple pour rejoindre les hautes terres est estimé à 12 jours de navigation, mais c’est sans compter sur la furie des éléments. Ils sont si fragiles face à l’immensité d’un paysage, qui n’est plus composé que d’eau, et le bouillonnement d’un océan enragé. Ils vivent des moments d’intenses frayeurs et, vaille que vaille, tentent d’avancer.
D’un autre côté, il y a les aventures de trois jeunes enfants, plongés dans un chagrin immense d’avoir été abandonnés, qui vont se laisser guider par leur instinct de survie. Leur maman a bien laissé une lettre leur demandant de faire durer le stock de nourriture pour tenir le temps qu’ils reviennent les chercher, mais il ne s’agit que d’enfants ! Ils ont bien vu leur mère cuisiner, mais de là à assurer la préparation de repas pour trois… Ils ont bien vu leur père pêcher mais de là à relever un poisson des eaux noirâtres…
Ce roman, je ne vais pas vous en dire beaucoup plus si ce n’est que votre cœur va être mis à rude épreuve.
L’histoire est terrifiante et profondément dramatique. Sandrine COLLETTE maîtrisant à la perfection l’art de la description, elle met tous nos sens en éveil. Les tribulations de cette famille sont toutes plus intenses les unes que les autres. Vous pensez que le pire est arrivé ? L’écrivaine, elle, conçoit un scénario qui va encore plus loin !
La barque est seule et dérisoire sur l’océan en colère. La mère regarde Pata de toutes ses forces. Il observe le monde, il sait lui aussi. Il compte leurs chances. Les rames sont posées sur le bord de l’embarcation, inutiles à présent. P. 129
Avec ce roman, l’auteure met le doigt sur le rapport de l’homme à l’environnement dès lors qu’il en perd la maîtrise. Elle en dit long sur l’histoire des réfugiés climatiques, une population trop peu appréhendée aujourd’hui qui pourrait pourtant atteindre les 250 millions en 2050 selon les prévisions de l’Organisation des Nations Unies. Je n’ose à peine concevoir qu’il s’agisse d’un roman d’anticipation et pourtant. On se souvient tous des images largement médiatisées du tsunami du 26 décembre 2004 dans l’océan indien et qui a fait environ 250 000 morts. La nature se fait d’une telle violence qu’elle en devient une arme de destruction massive.
Ce sont aussi dans les contextes où la vie devient la plus fragile que la vraie nature des gens s’exprime le plus fortement. Sandrine COLLETTE crée une intrigue post-apocalyptique qui devient le terrain de jeu idéal à l’exploration des relations humaines. Elle va ainsi disséquer celles qui unissent cette famille, déchirée.
Il y a celles des parents avec leurs enfants, les émotions d’une mère, torturée par le sentiment de culpabilité d’en avoir laissé trois, meurtrie viscéralement par l’amour inconditionnel qu’elle porte à tous :
Madie ne se délivrera pas de sa peine, c’est elle qui la porte. Sans elle, elle serait déjà devenue un courant d’air, une ombre, une poussière de mère. P. 181
Il y a aussi la résignation d’un père qui tente le tout pour le tout, histoire de sauver ce qu’il lui est encore permis d’espérer, à la vie à la mort.
J’ai personnellement beaucoup aimé suivre les aventures des trois enfants restés seuls, rivalisant d’ingéniosité, se heurtant à la méconnaissance des matériaux et leur alchimie, de la loi de gravité (au sens propre comme au sens figuré !), menant expérience sur expérience avec une ténacité redoutable. Le portrait de chacun est attendrissant et les trois, ensemble, constitue une équipe de charme. Sandrine COLLETTE nous offre ainsi quelques parenthèses jubilatoires d’enfants portés par un enthousiasme débordant, animés le sens de la fratrie et une furieuse envie de vivre. Il y a une dimension sauvage, presque animale, dans leur parcours.
Quant à la chute, elle est juste magistrale.
Ce roman est un coup de maître porté par une plume prodigieuse, à lire absolument.
Chronique 9 :
Nous avions quitté Sandrine Collette avec un groupe de femmes tentant de se fuir une sorte de camp de concentration dans « Les larmes noires sur la terre ». Avec Juste après la vague, elle ne quitte pas l’ambiances lourde, le danger permanent, la tension extrême, même si le monde qu’elle décrit est totalement différent. Cette fois, une famille va devoir se battre contre les éléments, tenter de survivre à une catastrophe naturelle.
Le roman débute six jours après le passage d’un gigantesque raz-de-marée consécutif à une éruption volcanique. Sur la petite île où Louie, ses parents et tous ses frères et sœurs ont résisté à la fureur de la nature, le moral est au plus bas : « Ils étaient là tels des chatons trempés sous la pluie, calés les uns contre les autres avec leurs regards hébétés, les yeux qui cillaient à cause des rafales de vent et des averses chaudes. Devant eux, c’était la mer, mais pas que. Derrière, à gauche, à droite, c’était aussi la mer. En six jours, ils n’avaient pas eu le temps de s’habituer, mais ils avaient compris que le monde ne serait plus jamais comme avant. Ils ne disaient rien. Juste, ils se tenaient pas la main tous les onze, le père, la mère et les neuf enfants, visages fouettés par le temps devenu fou, par le déluge qui ne s’arrêtait pas, ou si peu, les obligeant à se replier autour de la maison. »
Ils sont sauvés, mais ne sont qu’en sursis. Car autour d’eux il n’y a pas âme qui vive, l’eau continue à manquer et les ressources sont très limitées. Avant que les secours ne puissent s’organiser, il faudra vraisemblablement attendre très longtemps, si tant est que quelqu’un puisse imaginer qu’il y a encore des survivants. Pour ne pas effrayer les plus jeunes, on tente de cacher une vérité qui devient pourtant de jour en jour plus criante: si on ne quitte pas l’île et aucun bateau ne vient les secourir, alors ils finiront tous engloutis.
Dans ce roman des choix cruciaux et des décisions douloureuses, les parents préparent une barque pour tenter de rejoindre la terre ferme à la rame. Mais ils savent d’une part qu’il n’y aura pas la place pour tout le monde sur la frêle embarcation et d’autre part que le risque de ne jamais arriver à bon port est très élevé. Au matin du treizième jour, Louie se réveille sans humer l’odeut du café et du pain grillé. Perrine et Noé dorment encore et ne se doutent pas qu’ils sont désormais seuls. Le reste de la famille les a laissés là – pourquoi pas les autres – en promettant de revenir les chercher.
Avec le sens de la construction qui la caractérise, Sandrine Collette va dès lors découper son roman en deux parties, l’histoire des trois enfants livrés à eux-mêmes, face à un niveau d’eau qui poursuit inexorablement son ascension, et qui doivent s’inventer un quotidien qui ne soit pas englouti… par le désespoir. Lorsqu’un bateau passe à l’horizon, ils vont imaginer durant quelques minutes que leur calvaire va prendre fin, mais l’horizon est à nouveau vide. Alors ils décident de construire un radeau pour quitter l’île avant qu’il ne soit trop tard.
Le reste de la famille a tenu le coup sur le bateau, le père et les aînés se relayant pour ramer. Ils auront même l’occasion de se dégourdir un peu les jambes et de manger des mûres sur une île qui croise leur route. Mais la route est encore longue et les provisions s’amenuisent. Quand ils sont attaqués par un énorme poisson, c’est la panique. «Deux mètres de force et de colère» vont coûter la vie à Mattéo et laisser Madie «tout entière fermée, repliée sur son désespoir». Une mère déjà rongée par l’abandon de trois autres de ses enfants. Et qui n’a pas fini de souffrir…
À ce stade du récit, il serait dommage d’en dire davantage et de raconter le destin des uns et des autres. En revanche, je peux vous garantir que vous ne lâcherez plus le livre et que vos émotions vont jouer les montagnes russes. Aussi bien à côté des trois enfants qui doivent décider quelle est la meilleure option pour s’en sortir qu’à côté des parents rongés par le doute et la culpabilité, vous allez être bouleversé par les choix impossibles qui s’offrent à eux. C’est diabolique, tendu, irrespirable. C’est bien plus qu’un thriller efficace, c’est un grand roman sur cette mystérieuse cellule que constitue une famille.
Chronique 10 :
A force d’entendre parler de l’écriture de Sandrine Collette, l’occasion m’était enfin donnée par Babelio de lire son dernier ouvrage et d’aller la rencontrer. Je n’ai pas pu me rendre à la rencontre, j’en suis fort marri. Et à la fois soulagé dans la mesure où je n’ai pas totalement adhéré à cette écriture. Si on avait pris le pli des phrases à l’infinitif, la phrase au verbe conjugué mais sans sujet plombe un peu la lecture, hache le rythme.
Une famille subit de plein fouet un raz de marée qui transforme son lopin de terre en île. Et l’eau continue à monter inexorablement. La famille au complet représente 11 personnes, les deux parents et les neuf enfants alors que la barque familiale, une fois chargée des denrées et objets nécessaires au trajet vers une terre accueillante et immergée ne réserve plus que huit places pour la fuite. Les parents, après avoir tergiversé, se résigne à abandonner momentanément trois enfants en leur promettant, dans une lettre laissée sur place au moment de leur fuite nocturne, de revenir les récupérer ultérieurement. Le père décide de prendre avec lui les deux aînés pour le seconder dans la traversée et les plus jeunes qui ne pourraient survivre seuls. Restent donc les trois du milieu qui se trouvent aussi être les trois « handicapés » de la famille : un boiteux, une borgne et un enfant souffrant de nanisme.
A partir de la scène inaugurale, le livre se découpe en trois parties. La première dépeint la tentative de survie des trois enfants abandonnés alors que l’eau continue de monter et que leur « île » sera submergée avant que les parents n’aient le temps de revenir. La seconde narre le trajet du reste de la famille sur une mer déchaînée et soumise aux caprices météorologiques. La dernière concerne les actes de la mère après leur sauvetage qui malgré les augures négatifs quant à la survie de ses enfants abandonnés repart contre vents et marrées à leur recherche.
La troisième et dernière partie est clairement la plus forte du récit. Cela tient-il à l’angoisse croissante quant à la situation des trois petits ? Cela vient-il de l’apport narratif opéré par l’apparition de nouveaux personnages, un « maléfique » et deux « bénéfiques », qui viennent dynamiser le récit ? Cela est-il du au fait que l’auteur fait vibrer la corde sensible, essentiellement paternelle et maternelle, du lecteur (sans pour autant sombrer dans le sensationnalisme ou la recherche lacrymale à outrance) ?
A mon goût, il manque un personnage pourtant central du roman : la mer et à travers elle la météorologie. On sent à quel point elle est essentielle à ce récit, la raison sans laquelle l’histoire n’existerait pas. Je peux comprendre tout à fait que l’auteur ne veuille pas faire de la mer un personnage à part entière dans la mesure où ses personnages principaux sont d’abord la famille et ensuite les entités composées d’une part des trois enfants abandonnés et d’autre part la famille sur sa barque. Mais il manque une dimension fondamentale dans le caractère de la mer qui aurait pu être un peu plus personnalisée qu’elle ne l’a été dans le livre. Cette mer aurait dû avoir une vie propre, une volonté propre, un désir de vengeance sur les êtres humains, d’engloutissement de tout ce qu’elle ne juge pas naturel… alors qu’elle ne fait figure que de faire valoir, de prétexte.
Un sentiment très mitigé donc au final pour un livre pourtant très fort mais avec des faiblesses et des manques.
Anders LUSTGARTEN
Actes Sud
TROIS ENTERREMENTS
Anders LUSTGARTEN
Actes Sud
Résumé :
Il y a six jours, un volcan s’est effondré dans l’océan, soulevant une vague titanesque, et le monde a disparu autour de Louie, de ses parents et de ses huit frères et sœurs. Leur maison, perchée sur un sommet, a tenu bon. Alentour, à perte de vue, une étendue d’eau secouée de tempêtes violentes… La nourriture se raréfie, les secours n’arrivent pas. Lorsque l’eau recommence à monter, les parents comprennent qu’il faut partir vers les hautes terres pour y trouver de l’aide. Mais sur leur barque, il n’y a pas de place pour tous. Il va falloir choisir entre les enfants.
Une histoire effroyable qui évoque les choix impossibles, ceux qui déchirent à jamais. Et aussi un roman bouleversant qui raconte la résilience, l’amour, et tous ces liens invisibles mais si forts qui soudent une famille.
Chronique 1 :
Ce pourrait être nulle part, ce pourrait être partout. Ça semblerait être maintenant ou bien dans un autre temps. Le unités de lieu et de temps sont subalternes dans la narration de cette tragédie, où se mêleront des oppositions issues de forces naturelles et des cas de conscience lacérant des âmes meurtries, ce qui incline le récit à un dénuement, rattaché tel le muscle à son os. La force, le poids de l’histoire contée se logeront, donc, dans l’affrontement de destins infléchis par la colère de la terre, et où ambivalence, nuance, révolte sont bannis des mots clefs du roman.
«Une petite barque, seule sur l’océan en furie. Trois enfants isolés sur une île mangée par les flots. Un combat inouï pour la survie d’une famille.
Il y a six jours, un volcan s’est effondré dans l’océan, soulevant une vague titanesque, et le monde a disparu autour de Louie, de ses parents et de ses huit frères et sœurs. Leur maison, perchée sur un sommet, a tenu bon. Alentour, à perte de vue, il n’y a plus qu’une étendue d’eau argentée. Une eau secouée de tempêtes violentes, comme des soubresauts de rage. Depuis six jours, ils espèrent voir arriver des secours, car la nourriture se raréfie. Seuls des débris et des corps gonflés approchent de leur île.
Et l’eau recommence à monter. Les parents comprennent qu’il faut partir vers les hautes terres, là où ils trouveront de l’aide. Mais sur leur barque, il n’y a pas de place pour tous. Il va falloir choisir entre les enfants. »
L’on aime à reconnaître que Sandrine Collette est dans un renouvellement constant au fil de son oeuvre. Cependant se proposent à ses lectures des thématiques communes et, alors, l’on pourrait imaginer qu’elles sont constitutives de sa volonté d’écrire ou d’un inconscient expiatoire. L’une de celles-ci, principale, que j’ai isolée pour chacun de ses tableaux est l’enfermement. Et dans cet acte, il apparaît de même sous une forme symbolisée par le radeau, et par l’île absorbée par les flots. Mais effectivement ce renouvellement s’affiche, par contre, au travers les thématiques associées et le cadre stylistique.
La morale, l’éthique, la conscience de parents rongées par un choix inacceptable, la culpabilité, traduisent la noirceur et le drame se jouant devant nos pupilles écarquillées. Écartelés par des incertitudes, suffocant dans leur lien parents/enfants, la souffrance ultime est à son apogée et le besoin impérieux, inextinguible de rédemption se joue des évidences.
Un livre, pour sa lecture, c’est l’essence d’une unité de temps, d’état d’esprit et d’adhésion à un message. L’attractivité, le magnétisme dans cet opus n’ont pas atteint le niveau du précédent. Le discours sous jacent reste plus fermé à mes yeux en balayant moins de sujets propices à la réflexion. Le paraphe du littérateur est bien là avec aussi ce désir de chercher d’autres sentiers parcourant les itinéraires du mots. La farouche volonté d’imprimer une tension reste toujours bien présente. J’aimerais voir Sandrine Collette s’emparer de sujets permettant d’entrevoir un horizon plus large et de méditer les critiques de notre société. (comme pour « Les Larmes Noires sur la Terre » sans pour autant en produire une resucée stricto sensu- on ne compte pas quand on s’engouffre corps et âme!)
Livre réussi, indéniablement, qui ne m’a pas apporté les mêmes plaisirs que le précédent!
Chronique2 :
Une vague géante a (presque) tout englouti. L’eau monte de jours en jours. Une famille survit tant bien que mal. Mais quelle famille ! 9 enfants ! Sandrine Collette décrit un monde apocalyptique dans lequel des parents vont devoir faire des choix cruciaux. Quand il est temps de partir, ils devront choisir parmi leurs neuf enfants qui va devoir rester sur le carreau. La barque est trop petite pour accueillir tout le monde. Il manque trois places. Qui va rester ?
L’heure du départ a sonné et maman, papa ont pris avec eux six de leurs enfants. Dur. Premier choc de lecture, situation difficilement imaginable.
Nous suivons donc dans un premier temps, les trois laissés pour compte dans leur survie sur leur mince colline où ils ne peuvent qu’observer l’eau qui monte, qui monte, inexorablement. Les amusements et l’absence de règles du début ne sont plus qu’un mauvais souvenir. Il faut se débrouiller pour manger, dormir, occuper les longues journées. Il n’y a plus d’adultes pour vous dire qu’il faut se brosser les dents, ne pas se chamailler, préparer le dîner, raconter des histoires. Ils sont seuls. Heureusement, les parents ont laissé un peu de vivres pour attendre car ils sont sûrs, les parents vont revenir les chercher quand ils auront trouvé les terres hautes. Donc, les trois y comptent et attendent.
Dans la deuxième partie, l’auteur suit l’embarcation à travers une mer tantôt calme tantôt déchaînée. Le temps est imprévisible et la météo constamment instable. La barque divague comme ses occupants. C’est long d’errer sur la mer sans but. Les questions les tarabustent. La mère est prostrée, elle qui a du abandonner une partie de sa progéniture. Elle a du choisir parmi ses enfants, ceux qu’elle a mis au monde, qu’elle a eu tant de mal à extraire de son ventre, à éduquer. Pourquoi eux ? Parce que, a dit le père. Il fallait bien choisir. Au moins, en ramènera t’il six. Un pourcentage de perte en cas de catastrophe naturelle ?
La mère devient folle et ne se résout pas à croire que les trois petits restants sont morts. Alors dans la troisième partie de ce roman, elle va les rejoindre. Seule.
J’ai découvert Sandrine Collette sur le tard, avec son étonnant roman précédent “les larmes noires de la terre” que j’avais beaucoup aimé et qui est actuellement en lice pour le prix polars pourpres. Même si je trouve que l’émotion est un peu moins présente, que parfois il y a des longueurs, l’auteur nous propose un exercice de haute voltige dans lequel elle s’en sort très bien. Les personnages sont bien dressés pour la plupart. Cependant, j’ai trouvé qu’il y en avait trop (quelle idée d’avoir neuf enfants !!), de fait j’ai éprouvé parfois des difficultés à savoir qui était qui et quel âge ils avaient. Obligé tout le temps de me dire : “ah oui, celui-là il a neuf ans, celui ci est comme ci, ou comme ça.”. Pas trop grave mais quand même…
Bref, Juste après la vague est un très bon roman, difficile à classer, un peu survival, un peu post-apo, un peu drame mais à découvrir aux éditions Denoël.
Chronique3 :
L’effondrement d’une partie d’un volcan a soulevé une vague gigantesque qui a presque tout englouti sur son passage, il reste quelque part juchés sur une colline Madie, Pata et leurs 9 enfants, cernés par les cette eau qui ne cesse de monter chaque jour. Ils n’ont plus le choix, ils vont devoir partir pour rejoindre les terres hautes s’ils ne veulent pas périr noyés. La barque est là, prête à partir, sauf qu’il n’y a de la place que pour 6 enfants…
Il y a donc ceux qui partent, qui vont devoir survivre avec la peur au ventre tout du long entre le rationnement des vivres et les caprices de la nature et le pire, vivre avec l’horreur de ce choix irrationnel qu’ils ont dû faire.
Et puis, il y les petits, ceux qui restent, trop jeunes pour survivre seuls, dévastés par un abandon qu’ils ne comprennent pas mais persuadés que les parents reviendront les chercher.
A chaque nouveau roman de Sandrine Collette, je me prépare psychologiquement car je sais que ça va faire mal, qu’elle va appuyer aux endroits les plus sensibles inlassablement pour m’emmener plus loin , au bout de moi-même, que ses phrases auront une emprise sur moi dont je ne saurais me défaire pendant les semaines à venir, hantée par des images et des émotions qui ne m’appartiennent pas mais que j’ai fait miennes le temps d’une histoire, celle qu’elle m’a raconté.
Juste après la vague ne déroge pas à la règle, ce fut une lecture anxiogène et terrifiante de par son contexte de fin du monde, loin de la photo idyllique d’une mer d’huile aux reflets turquoise, j’étais cernée par les eaux sombres où se profilaient des ombres terrifiantes à chaque fois que je fermais les yeux. Mais le pire était à venir, se retrouver au cœur d’un choix inhumain qui allait faire appel à mon instinct maternel et le mettre cruellement à mal.
La virtuosité de l’auteur c’est nous nous faire vivre de manière si intime les sentiments de ses personnages que l’on finit par y croire, y être, on enrage de cette lutte, on en pleure de cette souffrance qui n’en finit pas, on ne fait plus bien la part des choses, on voudrait juste que ça s’arrête, retrouver l’air qui nous manque et une petit forme espoir pour nous donner la force de continuer le chemin avec eux, on est avide de lumière que ce soit celle du soleil ou du cœur , juste pour apaiser ce déchainement intérieur . A l’image de cette vague immense c’est un déferlement sensations qui nous frappent de plein fouet entre la peur et la lutte pour une survie précaire dans un environnement hostile, mais surtout composer avec notre conscience qui nous travaille insidieusement, on se sent presque comme Madie, rongé par ce choix inhumain qui broie les entrailles, démoli la raison petit à petit et laisse place au vide et à la folie mais qui pourtant n’a pas totalement éteint la petite flamme, galvanisée par cet amour maternel obstiné.
Vous l’aurez compris, ce roman n’est pas de tout repos, mais c’est là toute sa force et sa beauté, elle donne à ses personnages une profondeur extrêmement touchante et fait écho à nos peurs les plus viscérales pour nous remuer les tripes. Laissez-vous porter par cette écriture bouleversante qui touche l’âme au plus profond. Sandrine COLLETTE montre une fois de plus qu’elle est une grande dame de la littérature moderne et une plume incontournable.
Chronique 4 :
Un volcan s’est effondré dans l’océan, une vague gigantesque a tout envahi. Une famille semble s’en être sortie, isolée sur son bout de terre. Ils sont neuf, les parents et les sept enfants. Ils attendent, personne ne vient. L’eau ne cesse de monter.
Un vrai scénario catastrophe.
Une seule solution, trouver la terre ferme, chercher de l’aide, partir. Mais voilà, il ne reste qu’une barque, tout le monde ne pourra pas monter dedans. Il faut faire un choix.
Il y a des choix qu’il est impossible de faire, qui vous déchire, imaginez-vous, être un parent dans une situation identique, devoir choisir lesquels de vos enfants prendre avec vous, lesquels de vos enfants laisser, seuls, sur un minuscule îlot qui prend l’eau …
Un livre d’une grande tension, une double aventure qui se joue, d’un côté ceux qui sont partis en bateau et de l’autre, ceux qui sont restés sur l’îlot. Les parents sont déchirés, les enfants comprennent mal, font de leur mieux. Qui s’en sortira ? Le lecteur palpite d’inquiétude, dévore les pages à l’écriture dramatique de ce livre catastrophe familial très addictif.
On retrouve un peu de Sa Majesté des mouches, de William Golding, mais pas seulement. Sandrine Collette avait déjà écrit un roman du genre « catastrophe naturelle », dans un univers montagneux, avec tempête de neige, froid, isolement et volonté de s’en sortir, Six fourmis blanches. On retrouve d’une certaine manière un thème similaire ici.
A découvrir aussi ses autres livres bien sûr, mes préférés restant à ce jour Des neufs d’acier (the best of the best), sans oublier Il reste la poussière, ainsi que Les larmes noires sur la terre.
Et l’eau recommence à monter. Les parents comprennent qu’il faut partir vers les hautes terres, là où ils trouveront de l’aide. Mais sur leur barque, il n’y a pas de place pour tous. Il va falloir choisir entre les enfants.
Une histoire terrifiante qui évoque les choix impossibles, ceux qui déchirent à jamais. Et aussi un roman bouleversant qui raconte la résilience, l’amour, et tous ces liens invisibles mais si forts qui soudent une famille.
Chronique 5 :
Il était une fois un couple : Pata et Madie, et leurs neuf enfants: Louie, Noé, Sidonie, Émilie, Liam, Mattéo, Lotte, Marion et Perrine. Une famille heureuse… à ceci près que leur maison s’est retrouvée entourée d’eau et donc coupée du monde : « Devant eux, c’était la mer, mais pas que. Derrière, à gauche, à droite, c’était aussi la mer. En six jours, ils n’avaient pas eu le temps de s’habituer, mais ils avaient compris que le monde ne serait plus jamais comme avant. »
Que s’était-il passé ?
Une vague puissante transformée en raz-de-marée avait recouvert les terres. D’après le père, « sur l’île perdue dans la mer en face d’eux, le volcan s’était effondré. » Ils en avaient réchappé car leur maison, perchée sur une colline, s’était trouvée protégée par l’altitude.
Autour, tout avait disparu : les hommes, les bêtes, les végétaux, tout était mort noyé, recouvert d’une vaste étendue d’eau.
Les politiques savaient-ils ? Si oui, pourquoi n’avaient-ils rien dit, rien fait ? Quelques vieux du village avaient bien senti que le climat n’était plus le même mais on les avait pris pour des fous. (Tiens, ça me rappelle des choses qu’on entend à la radio tous les jours, des histoires de réchauffement climatique, d’événements météorologiques extrêmes, de montée des eaux, de villes côtières menacées et d’îles du Pacifique déjà englouties…)
C’est Louie qui nourrissait les poules ce soir-là et qui l’avait vue arriver le premier, cette terrible vague. Depuis, sur la mer, flottaient quelques cadavres, on apercevait au loin deux, trois embarcations.
Terrible.
Mais le pire était à venir : « le septième jour, l’eau se remit à monter ». Ils devaient partir, tout allait certainement être rapidement englouti. Les parents possédaient une barque, oui, il fallait un peu la réparer mais c’était déjà ça. Aller vers l’Est, vers les hautes terres. Fuir au plus vite.
Oui mais onze personnes dans la barque, ce n’était même pas envisageable. Le père devait ramer, la mère s’occuper des petits. Il fallait donc laisser trois gamins et sauver le reste de la tribu. Abandonner trois enfants, mais lesquels ?
Le choix de Madie… Impensable choix…
J’ai lu ce roman comme un conte (Le Petit Poucet?), un conte terrible, effrayant, ponctué de références mythologiques et bibliques, une histoire oppressante qui nous serre la gorge à chaque moment parce que la mort est là, toujours, omniprésente, dans la tempête qui se prépare, l’eau et la nourriture qui viennent à manquer, les mauvaises rencontres, et cette eau qui monte toujours, grignotant quotidiennement quelques mètres du terrain comme une bête affamée. Pour tout vous avouer, j’en ai même fait un cauchemar ! Inutile de me proposer une balade en mer… Je crois que je vais mettre un peu de temps à me réconcilier avec l’espace marin. D’ailleurs, il paraît que Sandrine Collette a elle-même une peur panique de l’eau. Elle a donc d’autant mieux su nous transmettre sa terreur…
Sans conteste, l’auteur est talentueuse : elle maîtrise parfaitement les règles du suspense et cette montée de l’eau incessante est particulièrement angoissante. C’est donc un roman vraiment réussi malgré, peut-être, quelques longueurs (il faut dire, j’avais tellement hâte de savoir ce qui allait arriver aux gamins que j’aurais voulu parfois que le rythme s’accélère! Quel stress !)
Et puis, être capable d’écrire 300 pages sur une poignée de personnages, quelques poules et une vaste étendue d’eau, une espèce de huis clos à ciel ouvert avec la mer comme personnage principal. Chapeau !
J’ai d’ailleurs beaucoup aimé ce dépouillement qui tire le conte vers la tragédie (et c’en est une au fond!), d’ailleurs, la règle des trois unités est quasi respectée : temps, lieu, action. La tragédie du Déluge… Un texte qui, je l’espère, n’a rien de prophétique !
Je repense soudain aux témoignages des pauvres gens qui ont vu (ou voient encore!) leur maison inondée cet hiver. L’eau montait chaque jour. Un vrai traumatisme dont on se remet bien difficilement ! Il nous faudra certainement un jour ou l’autre prendre conscience du danger qui nous guette en changeant radicalement nos modes de vie. Cela, je crois, devient urgent !
Enfin, je suis sortie de toute cette eau vidée (rincée ah, ah!) pantelante, les jambes molles, les mains moites. Je n’ai pas trop le pied marin et suis en plus d’un naturel plutôt angoissé… Déjà, et pour d’autres raisons évidemment, Des nœuds d’acier m’avaient rendue insomniaque ! Quelle petite nature je fais !
Il va me falloir une lecture plus calme maintenant pour me remettre de mes émotions !
En tout cas, n’hésitez pas à vous plonger dans ce roman… Sensations garanties…
Chronique 6 :
Six jours plus tôt, un volcan s’est effondré dans l’océan, entraînant une vague gigantesque qui a noyé le monde autour de Pata, Madie et leurs neuf enfants. En haut d’une colline, leur maison a tenu bon mais bientôt l’eau recommence à monter et le stock de nourriture baisse à vue d’œil. Ils n’ont plus le choix, il faut partir pour tenter de rejoindre les terres hautes. Leur barque n’est pas assez grande pour tous, il va falloir choisir entre les enfants. Qui de Liam, Matteo, Louie, Perrine, Noé, Lotte, Émilie, Sidonie ou Marion va devoir rester sur l’île ?
L’auteure nous embarque dans son histoire et il est bien difficile de lâcher le livre une fois la lecture commencée : le contexte post-apocalyptique apporte sa dose de stress et de suspense. La narration alterne entre les trois enfants restés sur l’île et le reste de la famille parti sur l’eau, le style est fluide et on navigue entre les personnages avec facilité. Leurs différents points de vue donnent une profondeur au propos : les enfants restants cherchent à comprendre, pourquoi eux et pas les autres ? La mère, Madie, écartelée entre ses neuf enfants, n’espère qu’une chose : tous les retrouver sains et saufs. Le père, Pata, ne pense qu’à un seul mot : assassin, car c’est lui qui a choisi quels enfants devaient rester, selon une logique implacable.
La famille est le point central de l’intrigue : les secrets, les non-dits, les liens, les habitudes mais surtout l’amour qui soude les membres entre-eux. Malgré l’horreur du récit, Juste après la vague a quelque chose de poétique dans la description de ce monde englouti et de cette maison, seule rescapée du village, sur son monticule. Un sentiment qui est également apporté par une partie du récit racontée à travers les yeux des enfants, innocents et pourtant bien conscients du danger qui rode et de l’implacable issue. Des ingrédients qu’on peut retrouver dans l’excellent film d’animation français La prophétie des grenouilles de Jacques-Rémy Girerd, sorti en 2003 et qui raconte l’histoire d’une ménagerie qui survit à bord d’une maison flottante après le déluge. On sort de la lecture de ce roman doux-amer avec l’envie irrépressible d’être avec les siens et de préférence, loin de la mer.
Chronique 7 :
Il y a des auteurs que je suis prêt à suivre, quelque soit la direction qu’ils prennent. Sandrine Collette fait partie de ceux-là, et ce depuis son premier roman, le génial Des nœuds d’acier. Alors, depuis 2013, j’attends avec impatience le petit dernier, je l’achète le jour de sa sortie … et je le garde au chaud pour l’été. Pourquoi ? Je ne sais pas. Peut-être est-ce une façon de ne pas être influencé par les avis des collègues blogueurs qui sortent à ce moment là. Avec Juste après la vague, Sandrine Collette frappe fort, une nouvelle fois.
Un Volcan s’est effondré, créant un gigantesque tsunami. La mer est montée, balayant les habitations alentour. Pata, Madie et leurs neuf enfants se retrouvent isolés dans leur maison, située sur une colline, au milieu d’une mer à perte de vue. Ils apprennent à vivre de peu, limitant leurs repas et vivant avec l’élevage de leurs poules et coqs. Mais les soubresauts de la terre font que l’eau continue de monter.
Les jours passant, l’avenir s’assombrit, les réserves diminuent. Les parents sachant qu’ils ne tiendront pas longtemps décident de prendre la barque pour rejoindre les Hautes Terres. Mais en considérant qu’il faut prendre des réserves pour la traversée d’une dizaine de jours, ils ne peuvent pas prendre tout le monde à bord de la barque. Ils ont donc un choix douloureux à faire : Qui des trois enfants vont-ils laisser derrière eux ?
Louie le boiteux, Noé le nain et Perrine la borgne se réveille sans les parents. Madie leur explique dans une lettre qu’ils ont du partir mais qu’ils vont revenir les chercher dans 12 jours. Ils ont de quoi tenir à condition de respecter les règles et les rations de nourriture. Louie le plus grand aura la responsabilité de son frère et de sa sœur.
Sandrine Collette a le don de surprendre. C’est tant mieux pour nous. Le titre peut faire penser au gigantesque tsunami qui a ravagé l’Indonésie en 2004, et on a du mal à s’imaginer l’intrigue que peut tirer Sandrine Collette de cet événement. Et comme d’habitude, cet événement ne sert qu’à fournir un décor, totalement imaginaire pour mieux creuser les psychologies d’une famille.
Sans entrer dans des détails macabres (elle aurait pu insister sur les corps rejetés par la mer, leur état de décomposition), Sandrine Collette préfère parler de survie et de réaction face à une catastrophe. Mais elle parle surtout de la famille et de l’amour des parents pour leurs enfants, de confiance, d’espoir et de déceptions. Et comme je l’ai déjà dit dans mes précédents billets, le décor a beau être fantastiquement beau, grand et sans fin, Sandrine Collette arrive à créer un huis-clos. Et ce n’est pas un huis-clos oppressant, c’est un huis-clos stressant. Sandrine Collette est l’inventeur de l’huis-clos en plein air.
Il faut être fou pour se lancer dans une histoire comme celle-là. D’un coté, trois enfants qui survivent en attendant leurs parents car ils vont revenir, c’est sur ! De l’autre, les parents qui voguent sur une barque en espérant que tout au fond de l’étendue bleue apparaitra un morceau de terre. Je vais vous dire : ce roman m’a fait penser à Lifeboat d’Alfred Hitchcock, où sans une once de musique, le maître arrive à nous passionner dans un espace aussi confiné qu’une barque. Ce roman est du même niveau, aussi passionnant.
Outre la survie des enfants, je ne me rappelle pas avoir lu un roman fouillant aussi profondément la relation du père et de la mère envers leurs enfants. Ce que j’y ai lu, c’est la différence entre un père se battant pour la survie de sa famille de son clan, et une mère dont chaque enfant est un morceau de sa chair. Si c’est une lecture personnelle, je vous l’accorde, c’est un des aspects qui rendent ce roman incroyablement juste pour moi et inoubliable. Sandrine Collette nous a concoctés encore une fois une formidable réussite, qui interpelle nos sentiments les plus profonds.
Chronique 8 :
Je ne lis par régulièrement du roman noir mais une rencontre sur le Salon du Livre de Paris m’a fait replonger si je puis dire. Il faut dire que la plume de Sandrine COLLETTE est toujours la promesse de profondes émotions, impossible de résister ! Après « Six fourmis blanches » et « Un vent de cendres », voici donc « Juste après la vague », son tout dernier roman publié en janvier 2018.
Je vous dis quelques mots de l’histoire :
Un tsunami a récemment immergé l’ensemble des terres d’une île, à l’exception du sommet où vit une famille de 11 personnes, Pata, Madie, et leurs 9 enfants. Ils sont les seuls survivants du cataclysme. Après 6 jours passés à scruter l’horizon dans l’attente de secours et devant la montée permanente des eaux charriant les restes des maisons détruites et les corps des noyés, les parents décident de fuir. Ils ne tiendront toutefois pas tous sur l’embarcation de fortune qui leur reste encore. Les parents décident finalement de laisser trois enfants, endormis, avec la promesse de venir les chercher dès qu’ils auront accoster sur les hautes terres.
Ce roman fait partie de la collection « Sueurs froides », vous comprendrez aisément qu’il y a effectivement toute sa place.
Sandrine COLLETTE plante le décor d’une fin du monde.
D’un côté, il y a une épopée familiale portée à bout de pagaies par le père et l’aîné des garçons. Le périple pour rejoindre les hautes terres est estimé à 12 jours de navigation, mais c’est sans compter sur la furie des éléments. Ils sont si fragiles face à l’immensité d’un paysage, qui n’est plus composé que d’eau, et le bouillonnement d’un océan enragé. Ils vivent des moments d’intenses frayeurs et, vaille que vaille, tentent d’avancer.
D’un autre côté, il y a les aventures de trois jeunes enfants, plongés dans un chagrin immense d’avoir été abandonnés, qui vont se laisser guider par leur instinct de survie. Leur maman a bien laissé une lettre leur demandant de faire durer le stock de nourriture pour tenir le temps qu’ils reviennent les chercher, mais il ne s’agit que d’enfants ! Ils ont bien vu leur mère cuisiner, mais de là à assurer la préparation de repas pour trois… Ils ont bien vu leur père pêcher mais de là à relever un poisson des eaux noirâtres…
Ce roman, je ne vais pas vous en dire beaucoup plus si ce n’est que votre cœur va être mis à rude épreuve.
L’histoire est terrifiante et profondément dramatique. Sandrine COLLETTE maîtrisant à la perfection l’art de la description, elle met tous nos sens en éveil. Les tribulations de cette famille sont toutes plus intenses les unes que les autres. Vous pensez que le pire est arrivé ? L’écrivaine, elle, conçoit un scénario qui va encore plus loin !
La barque est seule et dérisoire sur l’océan en colère. La mère regarde Pata de toutes ses forces. Il observe le monde, il sait lui aussi. Il compte leurs chances. Les rames sont posées sur le bord de l’embarcation, inutiles à présent. P. 129
Avec ce roman, l’auteure met le doigt sur le rapport de l’homme à l’environnement dès lors qu’il en perd la maîtrise. Elle en dit long sur l’histoire des réfugiés climatiques, une population trop peu appréhendée aujourd’hui qui pourrait pourtant atteindre les 250 millions en 2050 selon les prévisions de l’Organisation des Nations Unies. Je n’ose à peine concevoir qu’il s’agisse d’un roman d’anticipation et pourtant. On se souvient tous des images largement médiatisées du tsunami du 26 décembre 2004 dans l’océan indien et qui a fait environ 250 000 morts. La nature se fait d’une telle violence qu’elle en devient une arme de destruction massive.
Ce sont aussi dans les contextes où la vie devient la plus fragile que la vraie nature des gens s’exprime le plus fortement. Sandrine COLLETTE crée une intrigue post-apocalyptique qui devient le terrain de jeu idéal à l’exploration des relations humaines. Elle va ainsi disséquer celles qui unissent cette famille, déchirée.
Il y a celles des parents avec leurs enfants, les émotions d’une mère, torturée par le sentiment de culpabilité d’en avoir laissé trois, meurtrie viscéralement par l’amour inconditionnel qu’elle porte à tous :
Madie ne se délivrera pas de sa peine, c’est elle qui la porte. Sans elle, elle serait déjà devenue un courant d’air, une ombre, une poussière de mère. P. 181
Il y a aussi la résignation d’un père qui tente le tout pour le tout, histoire de sauver ce qu’il lui est encore permis d’espérer, à la vie à la mort.
J’ai personnellement beaucoup aimé suivre les aventures des trois enfants restés seuls, rivalisant d’ingéniosité, se heurtant à la méconnaissance des matériaux et leur alchimie, de la loi de gravité (au sens propre comme au sens figuré !), menant expérience sur expérience avec une ténacité redoutable. Le portrait de chacun est attendrissant et les trois, ensemble, constitue une équipe de charme. Sandrine COLLETTE nous offre ainsi quelques parenthèses jubilatoires d’enfants portés par un enthousiasme débordant, animés le sens de la fratrie et une furieuse envie de vivre. Il y a une dimension sauvage, presque animale, dans leur parcours.
Quant à la chute, elle est juste magistrale.
Ce roman est un coup de maître porté par une plume prodigieuse, à lire absolument.
Chronique 9 :
Nous avions quitté Sandrine Collette avec un groupe de femmes tentant de se fuir une sorte de camp de concentration dans « Les larmes noires sur la terre ». Avec Juste après la vague, elle ne quitte pas l’ambiances lourde, le danger permanent, la tension extrême, même si le monde qu’elle décrit est totalement différent. Cette fois, une famille va devoir se battre contre les éléments, tenter de survivre à une catastrophe naturelle.
Le roman débute six jours après le passage d’un gigantesque raz-de-marée consécutif à une éruption volcanique. Sur la petite île où Louie, ses parents et tous ses frères et sœurs ont résisté à la fureur de la nature, le moral est au plus bas : « Ils étaient là tels des chatons trempés sous la pluie, calés les uns contre les autres avec leurs regards hébétés, les yeux qui cillaient à cause des rafales de vent et des averses chaudes. Devant eux, c’était la mer, mais pas que. Derrière, à gauche, à droite, c’était aussi la mer. En six jours, ils n’avaient pas eu le temps de s’habituer, mais ils avaient compris que le monde ne serait plus jamais comme avant. Ils ne disaient rien. Juste, ils se tenaient pas la main tous les onze, le père, la mère et les neuf enfants, visages fouettés par le temps devenu fou, par le déluge qui ne s’arrêtait pas, ou si peu, les obligeant à se replier autour de la maison. »
Ils sont sauvés, mais ne sont qu’en sursis. Car autour d’eux il n’y a pas âme qui vive, l’eau continue à manquer et les ressources sont très limitées. Avant que les secours ne puissent s’organiser, il faudra vraisemblablement attendre très longtemps, si tant est que quelqu’un puisse imaginer qu’il y a encore des survivants. Pour ne pas effrayer les plus jeunes, on tente de cacher une vérité qui devient pourtant de jour en jour plus criante: si on ne quitte pas l’île et aucun bateau ne vient les secourir, alors ils finiront tous engloutis.
Dans ce roman des choix cruciaux et des décisions douloureuses, les parents préparent une barque pour tenter de rejoindre la terre ferme à la rame. Mais ils savent d’une part qu’il n’y aura pas la place pour tout le monde sur la frêle embarcation et d’autre part que le risque de ne jamais arriver à bon port est très élevé. Au matin du treizième jour, Louie se réveille sans humer l’odeut du café et du pain grillé. Perrine et Noé dorment encore et ne se doutent pas qu’ils sont désormais seuls. Le reste de la famille les a laissés là – pourquoi pas les autres – en promettant de revenir les chercher.
Avec le sens de la construction qui la caractérise, Sandrine Collette va dès lors découper son roman en deux parties, l’histoire des trois enfants livrés à eux-mêmes, face à un niveau d’eau qui poursuit inexorablement son ascension, et qui doivent s’inventer un quotidien qui ne soit pas englouti… par le désespoir. Lorsqu’un bateau passe à l’horizon, ils vont imaginer durant quelques minutes que leur calvaire va prendre fin, mais l’horizon est à nouveau vide. Alors ils décident de construire un radeau pour quitter l’île avant qu’il ne soit trop tard.
Le reste de la famille a tenu le coup sur le bateau, le père et les aînés se relayant pour ramer. Ils auront même l’occasion de se dégourdir un peu les jambes et de manger des mûres sur une île qui croise leur route. Mais la route est encore longue et les provisions s’amenuisent. Quand ils sont attaqués par un énorme poisson, c’est la panique. «Deux mètres de force et de colère» vont coûter la vie à Mattéo et laisser Madie «tout entière fermée, repliée sur son désespoir». Une mère déjà rongée par l’abandon de trois autres de ses enfants. Et qui n’a pas fini de souffrir…
À ce stade du récit, il serait dommage d’en dire davantage et de raconter le destin des uns et des autres. En revanche, je peux vous garantir que vous ne lâcherez plus le livre et que vos émotions vont jouer les montagnes russes. Aussi bien à côté des trois enfants qui doivent décider quelle est la meilleure option pour s’en sortir qu’à côté des parents rongés par le doute et la culpabilité, vous allez être bouleversé par les choix impossibles qui s’offrent à eux. C’est diabolique, tendu, irrespirable. C’est bien plus qu’un thriller efficace, c’est un grand roman sur cette mystérieuse cellule que constitue une famille.
Chronique 10 :
A force d’entendre parler de l’écriture de Sandrine Collette, l’occasion m’était enfin donnée par Babelio de lire son dernier ouvrage et d’aller la rencontrer. Je n’ai pas pu me rendre à la rencontre, j’en suis fort marri. Et à la fois soulagé dans la mesure où je n’ai pas totalement adhéré à cette écriture. Si on avait pris le pli des phrases à l’infinitif, la phrase au verbe conjugué mais sans sujet plombe un peu la lecture, hache le rythme.
Une famille subit de plein fouet un raz de marée qui transforme son lopin de terre en île. Et l’eau continue à monter inexorablement. La famille au complet représente 11 personnes, les deux parents et les neuf enfants alors que la barque familiale, une fois chargée des denrées et objets nécessaires au trajet vers une terre accueillante et immergée ne réserve plus que huit places pour la fuite. Les parents, après avoir tergiversé, se résigne à abandonner momentanément trois enfants en leur promettant, dans une lettre laissée sur place au moment de leur fuite nocturne, de revenir les récupérer ultérieurement. Le père décide de prendre avec lui les deux aînés pour le seconder dans la traversée et les plus jeunes qui ne pourraient survivre seuls. Restent donc les trois du milieu qui se trouvent aussi être les trois « handicapés » de la famille : un boiteux, une borgne et un enfant souffrant de nanisme.
A partir de la scène inaugurale, le livre se découpe en trois parties. La première dépeint la tentative de survie des trois enfants abandonnés alors que l’eau continue de monter et que leur « île » sera submergée avant que les parents n’aient le temps de revenir. La seconde narre le trajet du reste de la famille sur une mer déchaînée et soumise aux caprices météorologiques. La dernière concerne les actes de la mère après leur sauvetage qui malgré les augures négatifs quant à la survie de ses enfants abandonnés repart contre vents et marrées à leur recherche.
La troisième et dernière partie est clairement la plus forte du récit. Cela tient-il à l’angoisse croissante quant à la situation des trois petits ? Cela vient-il de l’apport narratif opéré par l’apparition de nouveaux personnages, un « maléfique » et deux « bénéfiques », qui viennent dynamiser le récit ? Cela est-il du au fait que l’auteur fait vibrer la corde sensible, essentiellement paternelle et maternelle, du lecteur (sans pour autant sombrer dans le sensationnalisme ou la recherche lacrymale à outrance) ?
A mon goût, il manque un personnage pourtant central du roman : la mer et à travers elle la météorologie. On sent à quel point elle est essentielle à ce récit, la raison sans laquelle l’histoire n’existerait pas. Je peux comprendre tout à fait que l’auteur ne veuille pas faire de la mer un personnage à part entière dans la mesure où ses personnages principaux sont d’abord la famille et ensuite les entités composées d’une part des trois enfants abandonnés et d’autre part la famille sur sa barque. Mais il manque une dimension fondamentale dans le caractère de la mer qui aurait pu être un peu plus personnalisée qu’elle ne l’a été dans le livre. Cette mer aurait dû avoir une vie propre, une volonté propre, un désir de vengeance sur les êtres humains, d’engloutissement de tout ce qu’elle ne juge pas naturel… alors qu’elle ne fait figure que de faire valoir, de prétexte.
Un sentiment très mitigé donc au final pour un livre pourtant très fort mais avec des faiblesses et des manques.
CELUIU QUI MENT LE PREMIER

Evie Porter a tout pour elle. Une belle maison, un petit ami parfait, des amis sophistiqués. Une vie de rêve. Seulement, Evie Porter n’existe pas. Son identité a été inventée de toutes pièces par son mystérieux patron, Mr. Smith. Sa mission : s’infiltrer dans la vie de Ryan Sumner et attendre de nouveaux ordres. Mais lorsqu’une femme se présente un jour sous sa véritable identité – son secret le mieux gardé –, tout bascule. Qui manipule qui, finalement ? Serait-ce en réalité Evie, la cible ?
Ashley ELSTON
Actes Sud
CELUIU QUI MENT LE PREMIER
Ashley ELSTON
Actes Sud
Evie Porter a tout pour elle. Une belle maison, un petit ami parfait, des amis sophistiqués. Une vie de rêve. Seulement, Evie Porter n’existe pas. Son identité a été inventée de toutes pièces par son mystérieux patron, Mr. Smith. Sa mission : s’infiltrer dans la vie de Ryan Sumner et attendre de nouveaux ordres. Mais lorsqu’une femme se présente un jour sous sa véritable identité – son secret le mieux gardé –, tout bascule. Qui manipule qui, finalement ? Serait-ce en réalité Evie, la cible ?
LE FARDEAU DU PASSÉ

Depuis qu’il a été révélé au grand jour qu’un des leurs était un tueur en série, la crise menace de tout emporter au sein de la police criminelle. Vanja Lithner se bat pour sauver son équipe lorsqu’une femme d’une soixantaine d’années est retrouvée assassinée dans une ferme porcine près de Västerås. Tout indique que ce meurtre vise une personne bien précise : Sebastian Bergman.
Pendant ce temps, Tim Cunningham, ancien patient de Bergman, est retrouvé mort. Comme Sebastian, Tim a perdu un être cher dans le tsunami de 2004. Mais derrière le drame familial se cachent des zones d’ombre. Que s’est-il réellement passé ce Noël-là, il y a presque vingt ans ?
Michael HJORTH,
Actes Sud
LE FARDEAU DU PASSÉ
Michael HJORTH,
Actes Sud
Depuis qu’il a été révélé au grand jour qu’un des leurs était un tueur en série, la crise menace de tout emporter au sein de la police criminelle. Vanja Lithner se bat pour sauver son équipe lorsqu’une femme d’une soixantaine d’années est retrouvée assassinée dans une ferme porcine près de Västerås. Tout indique que ce meurtre vise une personne bien précise : Sebastian Bergman.
Pendant ce temps, Tim Cunningham, ancien patient de Bergman, est retrouvé mort. Comme Sebastian, Tim a perdu un être cher dans le tsunami de 2004. Mais derrière le drame familial se cachent des zones d’ombre. Que s’est-il réellement passé ce Noël-là, il y a presque vingt ans ?
QUE S’OBSCURCISSENT LE SOLEIL ET LA LUMIÈRE

Frédéric PAULIN
Agullo
QUE S’OBSCURCISSENT LE SOLEIL ET LA LUMIÈRE
Frédéric PAULIN
Agullo
L’IMPASSE DES RÊVES

Quand on a vingt ans et des poussières, comment concilier l’amour fou, l’impasse des rêves et les conséquences d’un meurtre ?
Didier VAN CAUWELAERT
Albin Michel
L’IMPASSE DES RÊVES
Didier VAN CAUWELAERT
Albin Michel
Quand on a vingt ans et des poussières, comment concilier l’amour fou, l’impasse des rêves et les conséquences d’un meurtre ?
MODELE HOME

Dans la parfaite petite banlieue d’Oak Creek, au Texas, il fait bon vivre. Quand on est blanc.
Les Maxwell sont la seule famille noire à vivre dans ce quartier modèle. À leur emménagement, ils ressentent très vite l’hostilité de leurs voisins, mais aussi celle de leur propre maison. Entre cauchemars et fantômes, les enfants Maxwell, Ezri, Eve et Emmanuelle, vivent une enfance teintée d’horreur auprès d’un père absent et d’une mère tyrannique, et s’empressent de fuir dès leur passage à l’âge adulte.
Quand, des années plus tard, Ezri est sans nouvelles de ses parents, iel se décide à revenir dans cette maison hantée pour se confronter à leur passé.
À la fois doux, terrifiant et imprévisible, Model Home apporte une dimension nouvelle au genre de l’horreur. Dans la même veine que le film Get Out, Rivers Solomon dévoile une vision sombre et intime du racisme aux États-Unis et confronte la puissance des blessures infligées au sein des familles.
Rivers SOLOMON
Aux forges de Vulcain
MODELE HOME
Rivers SOLOMON
Aux forges de Vulcain
Dans la parfaite petite banlieue d’Oak Creek, au Texas, il fait bon vivre. Quand on est blanc.
Les Maxwell sont la seule famille noire à vivre dans ce quartier modèle. À leur emménagement, ils ressentent très vite l’hostilité de leurs voisins, mais aussi celle de leur propre maison. Entre cauchemars et fantômes, les enfants Maxwell, Ezri, Eve et Emmanuelle, vivent une enfance teintée d’horreur auprès d’un père absent et d’une mère tyrannique, et s’empressent de fuir dès leur passage à l’âge adulte.
Quand, des années plus tard, Ezri est sans nouvelles de ses parents, iel se décide à revenir dans cette maison hantée pour se confronter à leur passé.
À la fois doux, terrifiant et imprévisible, Model Home apporte une dimension nouvelle au genre de l’horreur. Dans la même veine que le film Get Out, Rivers Solomon dévoile une vision sombre et intime du racisme aux États-Unis et confronte la puissance des blessures infligées au sein des familles.
BUNKER PARANO

Alice Soult est sans emploi, sans ressources. Elle n’a pas d’autre choix que d’accepter un poste douteux proposé par un chef de service aux intentions troubles. Sa mission ? Intégrer la Maison Cornue, un immeuble étrange au cœur d’un quartier en rénovation, où l’atmosphère est plus pesante qu’un simple conflit d’expropriation.
Deux de ses habitants, un couple sans histoires, viennent de se suicider. Officiellement, du moins. Dans ce Bunker aux allures de forteresse, Alice découvre un mode de vie paranoïaque : armes dans chaque appartement, provisions amassées comme en temps de guerre, silence pesant des voisins qui semblent partager un terrible secret. Dès son arrivée, elle est scrutée, testée et déjà soupçonnée.
Que cachent réellement ces résidents ? Pourquoi sont-ils prêts à tout pour préserver leur isolement ? Et surtout, jusqu’où iront-ils pour empêcher Alice de découvrir la vérité ?
Dans une ambiance oppressante où la peur se mêle à la folie, Bunker Parano nous entraîne dans une enquête haletante, au cœur d’une communauté enfermée dans ses angoisses…
G.J ARNAUD
Avallon & Co
BUNKER PARANO
G.J ARNAUD
Avallon & Co
Alice Soult est sans emploi, sans ressources. Elle n’a pas d’autre choix que d’accepter un poste douteux proposé par un chef de service aux intentions troubles. Sa mission ? Intégrer la Maison Cornue, un immeuble étrange au cœur d’un quartier en rénovation, où l’atmosphère est plus pesante qu’un simple conflit d’expropriation.
Deux de ses habitants, un couple sans histoires, viennent de se suicider. Officiellement, du moins. Dans ce Bunker aux allures de forteresse, Alice découvre un mode de vie paranoïaque : armes dans chaque appartement, provisions amassées comme en temps de guerre, silence pesant des voisins qui semblent partager un terrible secret. Dès son arrivée, elle est scrutée, testée et déjà soupçonnée.
Que cachent réellement ces résidents ? Pourquoi sont-ils prêts à tout pour préserver leur isolement ? Et surtout, jusqu’où iront-ils pour empêcher Alice de découvrir la vérité ?
Dans une ambiance oppressante où la peur se mêle à la folie, Bunker Parano nous entraîne dans une enquête haletante, au cœur d’une communauté enfermée dans ses angoisses…
LA DÉROUTE

Qu’est-ce qui subsiste quand tout s’effondre ?
24 heures dans la vie d’une femme,
Une seconde après la catastrophe.
Enceinte de neuf mois, Annie fait face au tremblement de terre que les habitants de la région des Cascades redoutent depuis longtemps. Elle-même a suivi des cours de préparation à la catastrophe, mais au moment où la terre cesse de trembler, elle comprend qu’il ne lui reste plus qu’à marcher. En route vers son mari au cœur d’une ville dévastée, Annie verra de près les limites de notre humanité et aussi les endroits où celle-ci persiste, envers et contre tout. D’une voix tour à tour tendre, drôle et poignante, elle nous montre qu’il y a des événements auxquels il est difficile de se préparer, comme l’apocalypse ou l’apparition de la vie.
Emma PATTEE
Buchet-Chastel
LA DÉROUTE
Emma PATTEE
Buchet-Chastel
Qu’est-ce qui subsiste quand tout s’effondre ?
24 heures dans la vie d’une femme,
Une seconde après la catastrophe.
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QUAND IL VIENDRONT

Ancien agent des services secrets reconverti en professeur de sciences politiques, Morgan Lee vit dans un lieu secret. Il emmène sa femme Emma et son fils pour une nouvelle vie sous un autre nom, à Paradise en Pennsylvanie, territoire amish.
Un jour de tempête, Lee meurt dans un accident. Emma et son fils arrivent dans une ferme où Lee a laissé des instructions et de quoi se défendre.
René MANZOR
Calmann-Lévy
QUAND IL VIENDRONT
René MANZOR
Calmann-Lévy
Ancien agent des services secrets reconverti en professeur de sciences politiques, Morgan Lee vit dans un lieu secret. Il emmène sa femme Emma et son fils pour une nouvelle vie sous un autre nom, à Paradise en Pennsylvanie, territoire amish.
Un jour de tempête, Lee meurt dans un accident. Emma et son fils arrivent dans une ferme où Lee a laissé des instructions et de quoi se défendre.
LA MAÎTRESSE DE BATHIA HOUSE

Inde, 1922.
Une somptueuse réception bat son plein chez les Bhatia, famille aristocrate de Bombay, quand les cris du jeune héritier interrompent brutalement les festivités. Son vêtement est en feu ! L’héroïsme de la jeune domestique, Sunanda, qui se jette sur lui pour étouffer les fl ammes, bouleverse Perveen Mistry. Quand elle découvre le lendemain que Sunanda a été arrêtée, accusée d’avoir avorté, Perveen s’empresse de lui offrir ses services.
L’avocate en est certaine, quelque chose sonne faux : la procédure judiciaire est inhabituelle et le mystérieux plaignant introuvable. À peine libérée, Sunanda est à nouveau emprisonnée, suspectée d’avoir empoisonné le patriarche Bhatia. Les soupçons de Perveen redoublent : quelqu’un s’acharne à piéger la servante. Mais qui, et pour quelle raison ?
Sujata MASSEY
Charlestone
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Sujata MASSEY
Charlestone
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L’avocate en est certaine, quelque chose sonne faux : la procédure judiciaire est inhabituelle et le mystérieux plaignant introuvable. À peine libérée, Sunanda est à nouveau emprisonnée, suspectée d’avoir empoisonné le patriarche Bhatia. Les soupçons de Perveen redoublent : quelqu’un s’acharne à piéger la servante. Mais qui, et pour quelle raison ?
LE SYNDROME DE L’IMPOSTEUR

Fuyant un passé trouble, Lynch, un escroc en burn-out, vient de débarquer à Londres. Son téléphone est mort, il n’a pas d’argent, pas de contacts, personne à retrouver. Jusqu’à ce qu’il tombe sur une jeune femme, qui le confond avec son propre frère, Heydon Pierce, disparu cinq ans plus tôt. Lynch se retrouve alors
embarqué dans l’histoire de famille des Pierce pour tenter de découvrir ce qui est réellement arrivé à Heydon. Mais l’enquête révèle vite que chacun a ses raisons de vouloir garder Heydon enterré dans le passé…
Joseph KNOX
Du Masque
LE SYNDROME DE L’IMPOSTEUR
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Fuyant un passé trouble, Lynch, un escroc en burn-out, vient de débarquer à Londres. Son téléphone est mort, il n’a pas d’argent, pas de contacts, personne à retrouver. Jusqu’à ce qu’il tombe sur une jeune femme, qui le confond avec son propre frère, Heydon Pierce, disparu cinq ans plus tôt. Lynch se retrouve alors
embarqué dans l’histoire de famille des Pierce pour tenter de découvrir ce qui est réellement arrivé à Heydon. Mais l’enquête révèle vite que chacun a ses raisons de vouloir garder Heydon enterré dans le passé…
LES FANTÔMES DE BAZ KALET

Adrien Karll est contraint d’assurer la défense de Robert Amstrong, un homme d’affaires américain accusé d’avoir assassiné sa femme, une ancienne star du petit écran. En échange de ses services, Adrien recevra un million d’euros.La seule condition : ne pas quitter l’île où Amstrong vit.Mais à mesure que le procès approche, d’étranges phénomènes se produisent autour de lui. Adrien, pourtant rationnel, va devoir lutter pour ne pas sombrer dans la folie.
Yann BOTREL
Du gros cailloux
LES FANTÔMES DE BAZ KALET
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Du gros cailloux
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L’ODEUR DE LA SARDINE

Charles Bayard, ancien policier lié à des affaires d’Etat, est tué d’une balle dans la nuque lors d’une promenade nocturne sur les quais de Seine.
Chargé de l’enquête par l’Elysée, le commissaire Julien Sarda met au jour le passé trouble de la victime. Le journaliste Sébastien Rochas, qui collaborait avec Bayard à la rédaction de ses mémoires, pourrait faire avancer les recherches.
Serge RAFFY
Fayard
L’ODEUR DE LA SARDINE
Serge RAFFY
Fayard
Charles Bayard, ancien policier lié à des affaires d’Etat, est tué d’une balle dans la nuque lors d’une promenade nocturne sur les quais de Seine.
Chargé de l’enquête par l’Elysée, le commissaire Julien Sarda met au jour le passé trouble de la victime. Le journaliste Sébastien Rochas, qui collaborait avec Bayard à la rédaction de ses mémoires, pourrait faire avancer les recherches.
LA PROPHÉTIE DU DIAMANT

Séville, 1492. Aftalion Benveniste, un diamantaire juif réputé, sent l’étau de l’Inquisition espagnole se refermer sur lui. La mystérieuse commande de trois chevaliers pour un diamant très spécial va précipiter sa fuite vers Anvers…
Boston, 2022. Alex, professeur d’histoire des Civilisations à Harvard, reçoit un étonnant colis sans adresse d’expéditeur. Le pli contient un carnet vieux de plus de cinq siècles : le journal d’un certain Aftalion Benveniste. Ce récit en apparence anodin les entraînera, sa compagne Mary et lui, dans une course contre la montre à travers le monde pour retrouver un parchemin qui pourrait bouleverser les fondations de l’Église catholique. Face à eux, deux adversaires de taille : une secte de fanatiques religieux prête à tout pour mener à bien sa mission apocalyptique, et le Vatican, déterminé à mettre la main en premier sur ce texte ancestral.
Alexandre MURAT
Fleuve
LA PROPHÉTIE DU DIAMANT
Alexandre MURAT
Fleuve
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Boston, 2022. Alex, professeur d’histoire des Civilisations à Harvard, reçoit un étonnant colis sans adresse d’expéditeur. Le pli contient un carnet vieux de plus de cinq siècles : le journal d’un certain Aftalion Benveniste. Ce récit en apparence anodin les entraînera, sa compagne Mary et lui, dans une course contre la montre à travers le monde pour retrouver un parchemin qui pourrait bouleverser les fondations de l’Église catholique. Face à eux, deux adversaires de taille : une secte de fanatiques religieux prête à tout pour mener à bien sa mission apocalyptique, et le Vatican, déterminé à mettre la main en premier sur ce texte ancestral.
TOUT BRÛLE

Pour que la roue tourne, il est temps de changer les règles !
Aura Reyes avait un bon job, une luxueuse villa et deux merveilleuses filles. Désormais, elle risque une peine d’emprisonnement pour une fraude à grande échelle dont on l’accuse injustement.
Mari Paz Celeiro, elle, s’est enrôlée dans le corps d’élite de la Légion après avoir appris à cultiver des navets avec sa grand-mère, mais elle traverse une mauvaise passe depuis cinq ans et vit pour l’essentiel dans sa voiture.
Sere Quijano, enfin, est une développeuse de haut vol. Elle a sombré quand son mari l’a quittée pour sa sœur. Elle est brillante et solitaire. Certains diront cinglée. À tort, selon elle.
Leur point commun ? Ces trois femmes ont tout perdu. Même la peur. Et c’est ce qui les rend si dangereuses. Car pour se venger, elles oseront tout.
Juan GOMEZ-JURADO
Fleuve
TOUT BRÛLE
Juan GOMEZ-JURADO
Fleuve
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Mari Paz Celeiro, elle, s’est enrôlée dans le corps d’élite de la Légion après avoir appris à cultiver des navets avec sa grand-mère, mais elle traverse une mauvaise passe depuis cinq ans et vit pour l’essentiel dans sa voiture.
Sere Quijano, enfin, est une développeuse de haut vol. Elle a sombré quand son mari l’a quittée pour sa sœur. Elle est brillante et solitaire. Certains diront cinglée. À tort, selon elle.
Leur point commun ? Ces trois femmes ont tout perdu. Même la peur. Et c’est ce qui les rend si dangereuses. Car pour se venger, elles oseront tout.
LE SERGENT DANS LA NEIGE

Russie, hiver 1942-1943. Le sergent-chef Mario Rigoni dirige une unité de chasseurs alpins dans les tranchées sur la ligne de front, le long du Don. De l’autre côté, les Russes s’apprêtent à franchir le fleuve gelé. Pour échapper à l’encerclement, les soldats italiens sont contraints de battre en retraite. Un long exode sous le feu de l’ennemi attend ces hommes déjà harassés par de longs mois de guerre. À travers la steppe enneigée, à pied et affamés, la souffrance les pousse à la limite de leur résistance. Mais, envers et contre tout, au cœur de l’horreur de la guerre, jamais l’humanité et l’espoir ne les quitte.
Avec Le Sergent dans la neige Mario Rigoni Stern témoigne de l’un des épisodes les plus marquants de la mémoire italienne de la Seconde Guerre mondiale et de son propre combat pour la survie.
Mario RIGONI STERN
Gallmeister
LE SERGENT DANS LA NEIGE
Mario RIGONI STERN
Gallmeister
Russie, hiver 1942-1943. Le sergent-chef Mario Rigoni dirige une unité de chasseurs alpins dans les tranchées sur la ligne de front, le long du Don. De l’autre côté, les Russes s’apprêtent à franchir le fleuve gelé. Pour échapper à l’encerclement, les soldats italiens sont contraints de battre en retraite. Un long exode sous le feu de l’ennemi attend ces hommes déjà harassés par de longs mois de guerre. À travers la steppe enneigée, à pied et affamés, la souffrance les pousse à la limite de leur résistance. Mais, envers et contre tout, au cœur de l’horreur de la guerre, jamais l’humanité et l’espoir ne les quitte.
Avec Le Sergent dans la neige Mario Rigoni Stern témoigne de l’un des épisodes les plus marquants de la mémoire italienne de la Seconde Guerre mondiale et de son propre combat pour la survie.
LAISSEZ MOI BRÛLER EN PAIX

Sa carrière de policière derrière elle, Sallie s’occupe maintenant d’un stand de tir dans le comté de Caliban, non loin d’Atlanta. Son affaire a le vent en poupe et elle se tourne de plus en plus vers l’avenir. Mais, un juge à la retraite impliqué avec l’ancienne unité d’intervention de Sallie est retrouvé mort chez lui. Le même jour, Sallie reçoit des appels menaçants d’un numéro inconnu. Dans une Amérique surarmée, la guerre contre la drogue a octroyé l’impunité à sa force policière. Impunité qui a souvent bénéficié à cette unité d’intervention. Ses membres méritent-ils la vengeance qui menace de s’abattre sur eux maintenant que la justice a failli ? Aux prises avec ses propres tourments, Sallie va devoir se battre pour sa survie, parfois plus que pour la justice.
Peter FARRIS
Gallmeister
LAISSEZ MOI BRÛLER EN PAIX
Peter FARRIS
Gallmeister
Sa carrière de policière derrière elle, Sallie s’occupe maintenant d’un stand de tir dans le comté de Caliban, non loin d’Atlanta. Son affaire a le vent en poupe et elle se tourne de plus en plus vers l’avenir. Mais, un juge à la retraite impliqué avec l’ancienne unité d’intervention de Sallie est retrouvé mort chez lui. Le même jour, Sallie reçoit des appels menaçants d’un numéro inconnu. Dans une Amérique surarmée, la guerre contre la drogue a octroyé l’impunité à sa force policière. Impunité qui a souvent bénéficié à cette unité d’intervention. Ses membres méritent-ils la vengeance qui menace de s’abattre sur eux maintenant que la justice a failli ? Aux prises avec ses propres tourments, Sallie va devoir se battre pour sa survie, parfois plus que pour la justice.
LA DAME AUX OISEAUX

Un petit village du bord de mer sous un ciel atlantique…
Quatre principaux protagonistes.
Tom, un jeune électricien, orphelin d’un père qu’il n’a pas connu, revient au pays pour y retrouver sa mère Annie, ouvrière retraitée et y prendre la gérance du bar de la Jetée rebaptisé Le Cap Horn.
Élise, veuve sexagénaire recluse dans la Maison de la Pointe, qui se promène depuis trente ans sur les mêmes plages pour y ramasser inlassablement les oiseaux morts.
Et le vieux Léon, agriculteur, ancien d’Algérie, intermédiaire entre les vivants et les morts qui le visitent parfois…
Pourquoi la « dame aux oiseaux » vit-elle sans aucun contact avec les habitants du village ? Et quelle étrange obsession l’a-t-elle poussée à son rituel quotidien?
Que s’est-il passé il y a trois décennies pour que ressurgissent soudain des brumes les secrets du passé qui précipitent aujourd’hui les drames : un accident -criminel ? -, un coupable – innocent ? – un suicide – mais pourquoi ?
Élise, Tom, Annie et Léon prennent tour à tour la parole. Les quatre voix se complètent ou se contredisent : chacun détient une parcelle de la vérité – sauf Léon, qui a tout compris mais ne dit rien.
Grasset
LA DAME AUX OISEAUX
Grasset
Un petit village du bord de mer sous un ciel atlantique…
Quatre principaux protagonistes.
Tom, un jeune électricien, orphelin d’un père qu’il n’a pas connu, revient au pays pour y retrouver sa mère Annie, ouvrière retraitée et y prendre la gérance du bar de la Jetée rebaptisé Le Cap Horn.
Élise, veuve sexagénaire recluse dans la Maison de la Pointe, qui se promène depuis trente ans sur les mêmes plages pour y ramasser inlassablement les oiseaux morts.
Et le vieux Léon, agriculteur, ancien d’Algérie, intermédiaire entre les vivants et les morts qui le visitent parfois…
Pourquoi la « dame aux oiseaux » vit-elle sans aucun contact avec les habitants du village ? Et quelle étrange obsession l’a-t-elle poussée à son rituel quotidien?
Que s’est-il passé il y a trois décennies pour que ressurgissent soudain des brumes les secrets du passé qui précipitent aujourd’hui les drames : un accident -criminel ? -, un coupable – innocent ? – un suicide – mais pourquoi ?
Élise, Tom, Annie et Léon prennent tour à tour la parole. Les quatre voix se complètent ou se contredisent : chacun détient une parcelle de la vérité – sauf Léon, qui a tout compris mais ne dit rien.
SOLEIL DE MINUIT

Il fait très chaud en cet été 1978, lorsque Duce Vitali croise la route de Nicolas Martin sur une plage de la Côte d’Azur. Avec Samuel Lebovsky, rencontré dans une station des Alpes, ils prennent le pari de devenir millionnaires avant trente ans, en utilisant la violence et la corruption. Assistés de Raphaël Cuscito, beau comme l’Archange dont il porte le patronyme, ils règnent sur le commerce de la côte jusqu’à ce que Raphaël tente d’éliminer Duce par jalousie. Mais qui est cette mystérieuse Comtesse, Isabel de Sales, surnommée « La Reina de la Noche », qui a envoyé à trois reprises des tueurs pour supprimer Duce ? Déchiré entre son désir de vengeance envers Raphaël et la poursuite de sa ténébreuse némésis, Duce traverse l’océan pour chercher la réponse à cette lancinante question et lui donner enfin la force de revenir afin de prendre sa revanche.
Guy Franck RICHARD
Hello
SOLEIL DE MINUIT
Guy Franck RICHARD
Hello
Il fait très chaud en cet été 1978, lorsque Duce Vitali croise la route de Nicolas Martin sur une plage de la Côte d’Azur. Avec Samuel Lebovsky, rencontré dans une station des Alpes, ils prennent le pari de devenir millionnaires avant trente ans, en utilisant la violence et la corruption. Assistés de Raphaël Cuscito, beau comme l’Archange dont il porte le patronyme, ils règnent sur le commerce de la côte jusqu’à ce que Raphaël tente d’éliminer Duce par jalousie. Mais qui est cette mystérieuse Comtesse, Isabel de Sales, surnommée « La Reina de la Noche », qui a envoyé à trois reprises des tueurs pour supprimer Duce ? Déchiré entre son désir de vengeance envers Raphaël et la poursuite de sa ténébreuse némésis, Duce traverse l’océan pour chercher la réponse à cette lancinante question et lui donner enfin la force de revenir afin de prendre sa revanche.
AU CREUX DE LA VAGUE

L’écrivain Jacques Perrot accomplit un rêve de gosse : traverser l’Atlantique sur un cargo. À bord il rencontre un passager qui va lui inspirer le personnage principal de son prochain roman.
Mais la vie, comme toujours, réserve de multiples rebondissements : l’océan se déchaîne, les hommes sur le bateau également ! Comment vivre avec ses semblables dans un espace aussi réduit ?
Arrivé à bon port, il se confronte à la réalité du quotidien, mais n’est pas au bout de ses surprises…
Dans ce nouveau livre d’Alain Bron, on retrouve un suspense savamment distillé, un irrésistible sens de l’humour et un humanisme à toute épreuve qui font de « Au creux de la vague » un roman passionnant.
Alain BRON
In Octavo
AU CREUX DE LA VAGUE
Alain BRON
In Octavo
L’écrivain Jacques Perrot accomplit un rêve de gosse : traverser l’Atlantique sur un cargo. À bord il rencontre un passager qui va lui inspirer le personnage principal de son prochain roman.
Mais la vie, comme toujours, réserve de multiples rebondissements : l’océan se déchaîne, les hommes sur le bateau également ! Comment vivre avec ses semblables dans un espace aussi réduit ?
Arrivé à bon port, il se confronte à la réalité du quotidien, mais n’est pas au bout de ses surprises…
Dans ce nouveau livre d’Alain Bron, on retrouve un suspense savamment distillé, un irrésistible sens de l’humour et un humanisme à toute épreuve qui font de « Au creux de la vague » un roman passionnant.
LE SECRET DES SECRETS

L’éminent professeur de symbologie Robert Langdon se rend à Prague pour une conférence sur la noétique donnée par son amie de longue date, Katherine Solomon. La scientifique est sur le point de publier un ouvrage révolutionnaire sur la nature de la conscience humaine.
Un meurtre sauvage va soudain précipiter leur séjour dans le chaos. Katherine disparaît, et son manuscrit est piraté sur le serveur de son éditeur. Commence alors une course contre la montre dans Prague et ses mystères. Langdon se retrouve pourchassé par une étrange créature mythologique et devient la cible d’une organisation dont le projet pourrait changer à jamais notre conception de l’esprit humain.
Dan BROWN
JC Lattès
LE SECRET DES SECRETS
Dan BROWN
JC Lattès
L’éminent professeur de symbologie Robert Langdon se rend à Prague pour une conférence sur la noétique donnée par son amie de longue date, Katherine Solomon. La scientifique est sur le point de publier un ouvrage révolutionnaire sur la nature de la conscience humaine.
Un meurtre sauvage va soudain précipiter leur séjour dans le chaos. Katherine disparaît, et son manuscrit est piraté sur le serveur de son éditeur. Commence alors une course contre la montre dans Prague et ses mystères. Langdon se retrouve pourchassé par une étrange créature mythologique et devient la cible d’une organisation dont le projet pourrait changer à jamais notre conception de l’esprit humain.
BLACK RIVER

« D’accord. Mais seulement une semaine, pas deux. Après, peu importe ce que vous direz ou ce que prévoit la loi, il sera à nous. »
Une semaine, donc. C’est le temps dont dispose l’inspecteur Ombir Singh pour découvrir l’identité de celui qui a commis le plus odieux des crimes. Munia, huit ans, a été pendue à un arbre. Les soupçons se portent sur Mansoor Khan, un sans-abri musulman à l’esprit fragile. Dans ce village où la communauté hindoue, à l’image du pays tout entier, est omniprésente et surtout intransigeante à l’égard des musulmans, Ombir doit agir vite s’il ne veut pas qu’un innocent soit mis à mort au nom de la « justice »… De la province de Faridabad à Delhi, d’une communauté à une autre, d’une génération à la suivante, des paysans aux industriels, ce polar envoûtant fait découvrir l’Inde comme rarement, et nous embarque dans une course contre la montre d’une efficacité redoutable.
Nilanjana S. ROY
L'Aube
BLACK RIVER
Nilanjana S. ROY
L'Aube
« D’accord. Mais seulement une semaine, pas deux. Après, peu importe ce que vous direz ou ce que prévoit la loi, il sera à nous. »
Une semaine, donc. C’est le temps dont dispose l’inspecteur Ombir Singh pour découvrir l’identité de celui qui a commis le plus odieux des crimes. Munia, huit ans, a été pendue à un arbre. Les soupçons se portent sur Mansoor Khan, un sans-abri musulman à l’esprit fragile. Dans ce village où la communauté hindoue, à l’image du pays tout entier, est omniprésente et surtout intransigeante à l’égard des musulmans, Ombir doit agir vite s’il ne veut pas qu’un innocent soit mis à mort au nom de la « justice »… De la province de Faridabad à Delhi, d’une communauté à une autre, d’une génération à la suivante, des paysans aux industriels, ce polar envoûtant fait découvrir l’Inde comme rarement, et nous embarque dans une course contre la montre d’une efficacité redoutable.
LA HONTE

Sur Internet, personne n’est vraiment qui il prétend être…
À Pori, petite station balnéaire de la côte Finlandaise, Linda Toivonen – de la brigade criminelle – enquête sur la disparition d’une adolescente de treize ans, Laura. Sur l’ordinateur de la jeune fille, la police découvre des discussions avec des hommes plus âgés. Un profil en particulier attire leur attention : un certain Peter Pan .
Quand le corps de Laura est retrouvé sur la berge d’une rivière, pris dans un piège à lamproie, l’affaire bascule. Linda découvre d’inquiétantes similitudes avec d’autres disparitions à travers la Finlande. Sont-elles liées au même prédateur ? Confrontée à son propre passé et les abus qu’elle a elle-même subis, Linda réalise que sa fille, une adolescente, a le profil des victimes.
Arttu TUOMINEN
La Martinière
LA HONTE
Arttu TUOMINEN
La Martinière
Sur Internet, personne n’est vraiment qui il prétend être…
À Pori, petite station balnéaire de la côte Finlandaise, Linda Toivonen – de la brigade criminelle – enquête sur la disparition d’une adolescente de treize ans, Laura. Sur l’ordinateur de la jeune fille, la police découvre des discussions avec des hommes plus âgés. Un profil en particulier attire leur attention : un certain Peter Pan .
Quand le corps de Laura est retrouvé sur la berge d’une rivière, pris dans un piège à lamproie, l’affaire bascule. Linda découvre d’inquiétantes similitudes avec d’autres disparitions à travers la Finlande. Sont-elles liées au même prédateur ? Confrontée à son propre passé et les abus qu’elle a elle-même subis, Linda réalise que sa fille, une adolescente, a le profil des victimes.
LES OISEAUX SOUS LA GLACE

Une nuit d’hiver, une bande d’adolescents soudés par l’amitié et la révolte contre un système scolaire répressif et élitiste est témoin d’un crime horrible commis par la police. Leur vie en sera bouleversée à jamais.
Il y a Jess, passionnée de fringues et de style, qui sort d’une grande histoire d’amour avec une Française ; le poète Raspoutine, fils d’immigrés russes, vulnérable et angoissé ; la skateuse Iga, surdouée en maths qui sèche ses cours et entretient une relation clandestine avec sa prof de français ; et Saša, le meilleur ami d’Iga, qui vit seul depuis la mort de ses parents. Ensemble, ils décideront d’exercer eux-mêmes la justice, au risque de devenir ce qu’ils détestent.
Vingt ans plus tard, leur geste et ses conséquences irrévocables reviendront les hanter.
Kaska BRYLA
La Tengo
LES OISEAUX SOUS LA GLACE
Kaska BRYLA
La Tengo
Une nuit d’hiver, une bande d’adolescents soudés par l’amitié et la révolte contre un système scolaire répressif et élitiste est témoin d’un crime horrible commis par la police. Leur vie en sera bouleversée à jamais.
Il y a Jess, passionnée de fringues et de style, qui sort d’une grande histoire d’amour avec une Française ; le poète Raspoutine, fils d’immigrés russes, vulnérable et angoissé ; la skateuse Iga, surdouée en maths qui sèche ses cours et entretient une relation clandestine avec sa prof de français ; et Saša, le meilleur ami d’Iga, qui vit seul depuis la mort de ses parents. Ensemble, ils décideront d’exercer eux-mêmes la justice, au risque de devenir ce qu’ils détestent.
Vingt ans plus tard, leur geste et ses conséquences irrévocables reviendront les hanter.
L’AFFAIRE BALZAC

Palais-Royal, 1818. Ma condition ? Jouisseur. Vivant, sérieusement pressé d’en découdre, ce fut à la suite d’une longue soirée que mon chemin rencontra celui de l’homme fantasque et romantique dont je deviendrais rapidement le serviteur : Balzac. J’embarquais alors pour une véritable aventure à ses côtés, qui nous emmènerait à Albi et sur les terres du Ségala. Là-bas, un des oncles de Balzac, Louis Balssa dit Le Prince était accusé de meurtre. La guillotine l’attendait. Nous plongeâmes dans les brumes de la vallée sauvage où une jeune femme avait été assassinée. Pour Balzac, son oncle était innocent, mais encore fallait-il le prouver. C’est notre enquête que je vais vous raconter.
Hervé JUBERT
La manufacture de livres
L’AFFAIRE BALZAC
Hervé JUBERT
La manufacture de livres
Palais-Royal, 1818. Ma condition ? Jouisseur. Vivant, sérieusement pressé d’en découdre, ce fut à la suite d’une longue soirée que mon chemin rencontra celui de l’homme fantasque et romantique dont je deviendrais rapidement le serviteur : Balzac. J’embarquais alors pour une véritable aventure à ses côtés, qui nous emmènerait à Albi et sur les terres du Ségala. Là-bas, un des oncles de Balzac, Louis Balssa dit Le Prince était accusé de meurtre. La guillotine l’attendait. Nous plongeâmes dans les brumes de la vallée sauvage où une jeune femme avait été assassinée. Pour Balzac, son oncle était innocent, mais encore fallait-il le prouver. C’est notre enquête que je vais vous raconter.
TON REFLET DANS L’OBSCURITÉ

Elle s’appelait Clémence. Passionnée d’animaux, elle tenait un haras à Hauterive, près de Vichy. Benjamin, le nouveau vétérinaire, est aussitôt tombé sous son charme. Après six ans d’union heureuse dans le cadre enchanteur de la ferme équestre, Clémence est victime d’un accident de voiture, en 1975. Peu après, ses parents sont retrouvés morts, empoisonnés. Inconsolables depuis la perte de leur fille unique ?
Bouleversé, Benjamin part vivre à Paris avec leur petit garçon. Il y retrouve un jour un ami, qui lui montre une photo de son épouse. Elle ressemble étrangement à la défunte. Clémence aurait-elle mis en scène son accident pour refaire sa vie avec un autre ?
Benjamin décide alors de mener l’enquête. De retour à Hauterive, en fouillant dans les papiers de sa belle-famille, il exhume de sombres secrets datant de la Seconde Guerre mondiale…
Un passionnant roman tissé d’Histoire, de trahison et de vengeance.
Florence ROCHE
Presses de la Cité
TON REFLET DANS L’OBSCURITÉ
Florence ROCHE
Presses de la Cité
Elle s’appelait Clémence. Passionnée d’animaux, elle tenait un haras à Hauterive, près de Vichy. Benjamin, le nouveau vétérinaire, est aussitôt tombé sous son charme. Après six ans d’union heureuse dans le cadre enchanteur de la ferme équestre, Clémence est victime d’un accident de voiture, en 1975. Peu après, ses parents sont retrouvés morts, empoisonnés. Inconsolables depuis la perte de leur fille unique ?
Bouleversé, Benjamin part vivre à Paris avec leur petit garçon. Il y retrouve un jour un ami, qui lui montre une photo de son épouse. Elle ressemble étrangement à la défunte. Clémence aurait-elle mis en scène son accident pour refaire sa vie avec un autre ?
Benjamin décide alors de mener l’enquête. De retour à Hauterive, en fouillant dans les papiers de sa belle-famille, il exhume de sombres secrets datant de la Seconde Guerre mondiale…
Un passionnant roman tissé d’Histoire, de trahison et de vengeance.
DE NOS CENDRES ENTREMÊLÉES

Amnésique à la suite de l’incendie dans lequel ont péri ses parents, Abigail, 17 ans, tente de reconstituer les événements qui ont précédé le drame.
Mais quand la police découvre que ce n’est pas le feu qui a tué le pasteur et son épouse, la tension monte d’un cran dans l’ancienne plantation au cœur du bayou. Au sein de cette communauté évangéliste rigoriste, Abigail est la coupable toute désignée.
Dans un climat de plus en plus hostile, l’adolescente, isolée, finit par se rappeler l’existence de Summer, une jeune femme rencontrée en ville qui s’était présentée comme journaliste. Les voir ensemble avait rendu son père fou de rage.
Si elle veut s’en sortir, Abigail doit coûte que coûte se défaire de son amnésie traumatique pour remonter le fil du passé.
La menace vient-elle du monde extérieur ? Ou le danger se cache-t-il au sein de la communauté ?
Laure VAN RENSBURG
Presses de la Cité
DE NOS CENDRES ENTREMÊLÉES
Laure VAN RENSBURG
Presses de la Cité
Amnésique à la suite de l’incendie dans lequel ont péri ses parents, Abigail, 17 ans, tente de reconstituer les événements qui ont précédé le drame.
Mais quand la police découvre que ce n’est pas le feu qui a tué le pasteur et son épouse, la tension monte d’un cran dans l’ancienne plantation au cœur du bayou. Au sein de cette communauté évangéliste rigoriste, Abigail est la coupable toute désignée.
Dans un climat de plus en plus hostile, l’adolescente, isolée, finit par se rappeler l’existence de Summer, une jeune femme rencontrée en ville qui s’était présentée comme journaliste. Les voir ensemble avait rendu son père fou de rage.
Si elle veut s’en sortir, Abigail doit coûte que coûte se défaire de son amnésie traumatique pour remonter le fil du passé.
La menace vient-elle du monde extérieur ? Ou le danger se cache-t-il au sein de la communauté ?
LES REVENANTS DE L’INSPECTEUR SADORSKI

LE PIRE DES SALAUDS
LE MEILLEUR DES ENQUÊTEURS
LE ROMAN DE L’ART VOLÉ SOUS L’OCCUPATION
France, mai 1945 : la paix en Europe est sur le point d’être signée. Libérés en même temps que nos prisonniers de 40, les déportés survivants reviennent des camps d’extermination. N’étant pas des porteurs de bonnes nouvelles, ils sont accueillis en conséquence, c’est-à-dire mal.
L’ex-inspecteur Sadorski, révoqué de la police nationale et recherché, se cache avec sa femme Yvette sous un faux nom. Un revenant totalement inattendu débarque chez eux. Sa visite annonce le début de nouveaux ennuis ; et menace la carrière d’un Sadorski devenu ” détective d’art “, au service d’un Polonais exilé aux États-Unis dont la mission à Paris est de traquer les chefs-d’œuvre spoliés des collections juives.
Les cadavres ne vont pas tarder à s’accumuler, dans cette peinture au vitriol de l’immédiat après-guerre et des profiteurs les plus éhontés de la collaboration.
Romain SLOCOMBE
Robert Laffont
LES REVENANTS DE L’INSPECTEUR SADORSKI
Romain SLOCOMBE
Robert Laffont
LE PIRE DES SALAUDS
LE MEILLEUR DES ENQUÊTEURS
LE ROMAN DE L’ART VOLÉ SOUS L’OCCUPATION
France, mai 1945 : la paix en Europe est sur le point d’être signée. Libérés en même temps que nos prisonniers de 40, les déportés survivants reviennent des camps d’extermination. N’étant pas des porteurs de bonnes nouvelles, ils sont accueillis en conséquence, c’est-à-dire mal.
L’ex-inspecteur Sadorski, révoqué de la police nationale et recherché, se cache avec sa femme Yvette sous un faux nom. Un revenant totalement inattendu débarque chez eux. Sa visite annonce le début de nouveaux ennuis ; et menace la carrière d’un Sadorski devenu ” détective d’art “, au service d’un Polonais exilé aux États-Unis dont la mission à Paris est de traquer les chefs-d’œuvre spoliés des collections juives.
Les cadavres ne vont pas tarder à s’accumuler, dans cette peinture au vitriol de l’immédiat après-guerre et des profiteurs les plus éhontés de la collaboration.
ASSASSINES

Elles s’appellent Corina Rojas, Rosa Faúndez, Carolina Geel et Teresa Alfaro. Quatre noms qui ont été supprimés de l’histoire pour une seule raison : ce sont des assassines.
Un mari abattu par un tueur à gages, un amant brutalement fusillé à l’hôtel Crillon, un autre, poignardé et démembré, et une fratrie empoisonnée ; ces quatre crimes sanguinaires ont été commis par des femmes, puis immédiatement tus. Parce qu’être femme, dans l’inconscient collectif, c’est encore être passive, docile, serviable ou bien sacrificielle. Au point que nous ne pouvons imaginer d’autres motifs à leurs crimes que l’hystérie, la jalousie ou la folie, les condamnant au silence et à l’oubli.
Mais Alia Trabucco Zerán en décide autrement dans son récit : avec Assassines, elle redonne corps et voix à celles qui ont violemment rejeté les rôles domestiques et passifs auxquels leur culture les destinait et nous oblige à les regarder en face.
Alia TRABUCCO ZERAN
Robert Laffont
ASSASSINES
Alia TRABUCCO ZERAN
Robert Laffont
Elles s’appellent Corina Rojas, Rosa Faúndez, Carolina Geel et Teresa Alfaro. Quatre noms qui ont été supprimés de l’histoire pour une seule raison : ce sont des assassines.
Un mari abattu par un tueur à gages, un amant brutalement fusillé à l’hôtel Crillon, un autre, poignardé et démembré, et une fratrie empoisonnée ; ces quatre crimes sanguinaires ont été commis par des femmes, puis immédiatement tus. Parce qu’être femme, dans l’inconscient collectif, c’est encore être passive, docile, serviable ou bien sacrificielle. Au point que nous ne pouvons imaginer d’autres motifs à leurs crimes que l’hystérie, la jalousie ou la folie, les condamnant au silence et à l’oubli.
Mais Alia Trabucco Zerán en décide autrement dans son récit : avec Assassines, elle redonne corps et voix à celles qui ont violemment rejeté les rôles domestiques et passifs auxquels leur culture les destinait et nous oblige à les regarder en face.
LE LIVRE DES PRODIGES

Nora a été reçue première au concours d’officier de police judiciaire. Pourtant, un an plus tard, elle est toujours simple patrouilleuse. D’ailleurs, au commissariat, elle n’est ni comprise ni acceptée. Et certains de ses collègues n’hésitent pas à chahuter les convictions de cette croyante fervente.
Une nuit, alors qu’elle fait une ronde avec deux collègues, le vieux Djabri qui a grandi ici même, sur la presqu’île de Gennevilliers, dans les bidonvilles dont les zones portuaires ont écrasé la mémoire, et William, timide sous-brigadier tout juste arrivé de sa province, l’équipage découvre les victimes de ce qui est peut-être un accident, plus sûrement un crime.
Convaincue que cette affaire est la sienne, Nora s’affranchit de l’autorité de ses chefs pour mener sa propre enquête, hors de tout cadre légal mais galvanisée par une nécessité qui la dépasse.
Olivier CIECHELSKI
Rouergue
LE LIVRE DES PRODIGES
Olivier CIECHELSKI
Rouergue
Nora a été reçue première au concours d’officier de police judiciaire. Pourtant, un an plus tard, elle est toujours simple patrouilleuse. D’ailleurs, au commissariat, elle n’est ni comprise ni acceptée. Et certains de ses collègues n’hésitent pas à chahuter les convictions de cette croyante fervente.
Une nuit, alors qu’elle fait une ronde avec deux collègues, le vieux Djabri qui a grandi ici même, sur la presqu’île de Gennevilliers, dans les bidonvilles dont les zones portuaires ont écrasé la mémoire, et William, timide sous-brigadier tout juste arrivé de sa province, l’équipage découvre les victimes de ce qui est peut-être un accident, plus sûrement un crime.
Convaincue que cette affaire est la sienne, Nora s’affranchit de l’autorité de ses chefs pour mener sa propre enquête, hors de tout cadre légal mais galvanisée par une nécessité qui la dépasse.
POGO

Lors d’une fête champêtre, Sauveur Moracchini, intrigué par le manège d’un clown chargé d’amuser les enfants, le voit s’éloigner furtivement avec un des bambins qui semble lui résister. S’ensuit une altercation au cours de laquelle il parvient à assommer l’individu.A l’arrivée des gendarmes, il est arrêté : le clown est dans le coma et l’enfant se mure dans un silence traumatique. Un vieux commissaire qui l’a vu grandir et son avocate commis d’office, aidés en sous-main par un ami d’enfance fiché au grand banditisme, décident de mener une enquête parallèle pour tenter de l’innocenter. L’étrangeté de ce qu’ils découvrent en fouillant la vie du clown ne semble pas avoir d’explication rationnelle et les laisse dans une perplexité mêlée d’effroi.
Pierre LUCIANI
Rouge profond
POGO
Pierre LUCIANI
Rouge profond
Lors d’une fête champêtre, Sauveur Moracchini, intrigué par le manège d’un clown chargé d’amuser les enfants, le voit s’éloigner furtivement avec un des bambins qui semble lui résister. S’ensuit une altercation au cours de laquelle il parvient à assommer l’individu.A l’arrivée des gendarmes, il est arrêté : le clown est dans le coma et l’enfant se mure dans un silence traumatique. Un vieux commissaire qui l’a vu grandir et son avocate commis d’office, aidés en sous-main par un ami d’enfance fiché au grand banditisme, décident de mener une enquête parallèle pour tenter de l’innocenter. L’étrangeté de ce qu’ils découvrent en fouillant la vie du clown ne semble pas avoir d’explication rationnelle et les laisse dans une perplexité mêlée d’effroi.
L’INSTANT D’APRÈS

Après une soirée avec une amie, vous rentrez seule chez vous au
milieu de la nuit.
Là, vous entendez ce que vous redoutez le plus : des pas derrière vous. Qui se rapprochent. De plus en plus vite.
Vous êtes sûre que c’est lui : l’homme du bar, celui qui vous a harcelée.
En quelques secondes, vous vous retournez, vous le poussez, il tombe, face contre terre, il ne bouge plus.
Et maintenant ? Que faites-vous ? Vous appelez la police, au risque d’être inculpée, ou vous vous enfuyez et vous gardez le silence à jamais ?
Quelle que soit votre décision, votre existence ne sera plus jamais la même.
Gillian McALLISTER
Sonatine
L’INSTANT D’APRÈS
Gillian McALLISTER
Sonatine
Après une soirée avec une amie, vous rentrez seule chez vous au
milieu de la nuit.
Là, vous entendez ce que vous redoutez le plus : des pas derrière vous. Qui se rapprochent. De plus en plus vite.
Vous êtes sûre que c’est lui : l’homme du bar, celui qui vous a harcelée.
En quelques secondes, vous vous retournez, vous le poussez, il tombe, face contre terre, il ne bouge plus.
Et maintenant ? Que faites-vous ? Vous appelez la police, au risque d’être inculpée, ou vous vous enfuyez et vous gardez le silence à jamais ?
Quelle que soit votre décision, votre existence ne sera plus jamais la même.
UN JOUR CA FINIRA MAL

« Un jeudi de février, Jérôme a tué sa femme. Elle l’avait quitté et ne reviendrait pas. Il l’a attendue, sur le palier de son nouvel appartement, une batte de base-ball dans les mains. Le second coup fatal, c’était pour s’assurer de son décès. Elle a été retrouvée cinq semaines plus tard, enterrée dans une forêt, recouverte de chaux vive. Au moment où il avoue le féminicide avec préméditation, je suis en retard pour dîner chez des amis. Une notification de BFM s’affiche sur l’écran de mon téléphone portable. J’ai le temps de lire “batte de base-ball” avant de glisser le smartphone dans le fond de ma poche. Magali et Jérôme, je les connaissais bien. Jérôme est mon cousin, un cousin germain devenu, dans le froid verglacé, un meurtrier.
Ce livre n’est pas seulement l’histoire d’un homme qui tue sa femme. Le jour de la Toussaint, Jérôme s’est suicidé en prison. Ses parents, complices du meurtre et incarcérés, ont eux aussi mis fin à leurs jours un an et demi plus tard.
Ce livre est l’histoire de ces coupables qui ne seront jamais jugés, de la reproduction des violences conjugales dans cette famille, la branche pourrie de mon arbre généalogique. »
Valentin GENDROT
Stock
UN JOUR CA FINIRA MAL
Valentin GENDROT
Stock
« Un jeudi de février, Jérôme a tué sa femme. Elle l’avait quitté et ne reviendrait pas. Il l’a attendue, sur le palier de son nouvel appartement, une batte de base-ball dans les mains. Le second coup fatal, c’était pour s’assurer de son décès. Elle a été retrouvée cinq semaines plus tard, enterrée dans une forêt, recouverte de chaux vive. Au moment où il avoue le féminicide avec préméditation, je suis en retard pour dîner chez des amis. Une notification de BFM s’affiche sur l’écran de mon téléphone portable. J’ai le temps de lire “batte de base-ball” avant de glisser le smartphone dans le fond de ma poche. Magali et Jérôme, je les connaissais bien. Jérôme est mon cousin, un cousin germain devenu, dans le froid verglacé, un meurtrier.
Ce livre n’est pas seulement l’histoire d’un homme qui tue sa femme. Le jour de la Toussaint, Jérôme s’est suicidé en prison. Ses parents, complices du meurtre et incarcérés, ont eux aussi mis fin à leurs jours un an et demi plus tard.
Ce livre est l’histoire de ces coupables qui ne seront jamais jugés, de la reproduction des violences conjugales dans cette famille, la branche pourrie de mon arbre généalogique. »
SUR LE FIL DE LA VIOLENCE

« Dans la galerie des criminels qui ont fasciné des écrivains, l’élégant Malcolm Macarthur est l’un des plus énigmatiques. Et dans le panthéon des écrivains fascinés par des criminels, Mark O’Connell se révèle un des plus brillants. »
Emmanuel Carrère
En 1982, dans une Irlande secouée par les attentats, le chômage et les grèves de la faim, Malcolm Macarthur se retrouve, à l’âge de 37 ans, dans une impasse financière. Ce dandy intellectuel qui ne se sort jamais sans son noeud de papillon est pris de panique à l’idée de devoir travailler pour gagner sa vie. Il échafaude alors un plan improbable : braquer une banque. Pour ce faire, il a besoin d’une voiture et d’une arme. Pour se les procurer, il assassine sauvagement une infirmière et un jeune fermier.
Mark O’Connell a longtemps été hanté par l’histoire de ce double meurtre. Alors que Macarthur a purgé ses trente ans d’emprisonnement, le voilà libéré et de retour à Dublin. Afin de percer les mystères qui entourent encore ces crimes brutaux et inexplicables, Mark O’Connell décide de le rencontrer. L’auteur se retrouve ainsi confronté à son propre récit : que signifie écrire sur un meurtrier ?
« Ce livre rejoint la liste des grandes oeuvres littéraires qui ont tenté de saisir la propension humaine au mal. »
The Guardian
Mark O CONNELL
Stock
SUR LE FIL DE LA VIOLENCE
Mark O CONNELL
Stock
« Dans la galerie des criminels qui ont fasciné des écrivains, l’élégant Malcolm Macarthur est l’un des plus énigmatiques. Et dans le panthéon des écrivains fascinés par des criminels, Mark O’Connell se révèle un des plus brillants. »
Emmanuel Carrère
En 1982, dans une Irlande secouée par les attentats, le chômage et les grèves de la faim, Malcolm Macarthur se retrouve, à l’âge de 37 ans, dans une impasse financière. Ce dandy intellectuel qui ne se sort jamais sans son noeud de papillon est pris de panique à l’idée de devoir travailler pour gagner sa vie. Il échafaude alors un plan improbable : braquer une banque. Pour ce faire, il a besoin d’une voiture et d’une arme. Pour se les procurer, il assassine sauvagement une infirmière et un jeune fermier.
Mark O’Connell a longtemps été hanté par l’histoire de ce double meurtre. Alors que Macarthur a purgé ses trente ans d’emprisonnement, le voilà libéré et de retour à Dublin. Afin de percer les mystères qui entourent encore ces crimes brutaux et inexplicables, Mark O’Connell décide de le rencontrer. L’auteur se retrouve ainsi confronté à son propre récit : que signifie écrire sur un meurtrier ?
« Ce livre rejoint la liste des grandes oeuvres littéraires qui ont tenté de saisir la propension humaine au mal. »
The Guardian
NE M’OUBLIEZ PAS

Il y a vingt-deux ans, la sœur aînée de Claire Campbell a disparu sans laisser de trace. Du sang retrouvé dans une voiture. Un homme arrêté. Une affaire vite classée.
Aujourd’hui, Claire est journaliste d’investigation à Charleston. Elle a tout fait pour oublier. Jusqu’au jour où un appel de son père la force à revenir dans sa ville natale.
Pour fuir les tensions familiales, elle accepte un job d’été dans un vignoble côtier de Caroline du Sud. Galloway. Un lieu paisible, presque trop calme. C’est là que sa sœur semblait heureuse, cet été-là, juste avant de disparaître.
Mais lorsqu’elle découvre un vieux journal intime dans la maison, le doute s’installe. Des confessions troublantes. Des disparitions passées. Des coïncidences trop nombreuses. Et un lien, peut-être, avec ce que Claire croyait déjà réglé.
Plus elle avance, plus elle s’enfonce. Et plus le danger se rapproche.
Stacy WILLIGHAM
Talent
NE M’OUBLIEZ PAS
Stacy WILLIGHAM
Talent
Il y a vingt-deux ans, la sœur aînée de Claire Campbell a disparu sans laisser de trace. Du sang retrouvé dans une voiture. Un homme arrêté. Une affaire vite classée.
Aujourd’hui, Claire est journaliste d’investigation à Charleston. Elle a tout fait pour oublier. Jusqu’au jour où un appel de son père la force à revenir dans sa ville natale.
Pour fuir les tensions familiales, elle accepte un job d’été dans un vignoble côtier de Caroline du Sud. Galloway. Un lieu paisible, presque trop calme. C’est là que sa sœur semblait heureuse, cet été-là, juste avant de disparaître.
Mais lorsqu’elle découvre un vieux journal intime dans la maison, le doute s’installe. Des confessions troublantes. Des disparitions passées. Des coïncidences trop nombreuses. Et un lien, peut-être, avec ce que Claire croyait déjà réglé.
Plus elle avance, plus elle s’enfonce. Et plus le danger se rapproche.
PARFUM DE CRIME

Un jeune et brillant chercheur, Eugène Hénou, est retrouvé mort, étranglé par une cordelette, dans son bunker couvert de végétation.
Il n’avait qu’une obsession : reconstituer le plus célèbre des parfums de l’Égypte ancienne, le kypi, aux incomparables vertus curatives.
À l’ex-inspecteur-chef Higgins de faire la lumière sur cette étrange affaire. Parmi les suspects : un Anglais roi du jasmin, une Japonaise amoureuse de l’encens, un Français épris de la rose, une écologiste allemande passionnée par l’ambre gris. Certains se détestent, d’autres semblent complices.
En plus des derniers progrès de la science sur les tests olfactifs, un nez exceptionnel, celui de Geb, le chien de Higgins, pourrait bien jouer un rôle déterminant dans la résolution de cette énigme au parfum sulfureux.
Christian JACQUES
XO
PARFUM DE CRIME
Christian JACQUES
XO
Un jeune et brillant chercheur, Eugène Hénou, est retrouvé mort, étranglé par une cordelette, dans son bunker couvert de végétation.
Il n’avait qu’une obsession : reconstituer le plus célèbre des parfums de l’Égypte ancienne, le kypi, aux incomparables vertus curatives.
À l’ex-inspecteur-chef Higgins de faire la lumière sur cette étrange affaire. Parmi les suspects : un Anglais roi du jasmin, une Japonaise amoureuse de l’encens, un Français épris de la rose, une écologiste allemande passionnée par l’ambre gris. Certains se détestent, d’autres semblent complices.
En plus des derniers progrès de la science sur les tests olfactifs, un nez exceptionnel, celui de Geb, le chien de Higgins, pourrait bien jouer un rôle déterminant dans la résolution de cette énigme au parfum sulfureux.
Bravo et merci pour le travail.
Je souscris à tes recommandations. J’y ajoute Slocombe.
Les deux série noire me tentent aussi.
Bonnes lectures à toi
Gilles
Bonjour Gilles ! Tu as bien raison de rajouter le Slocombe ! 😉
Merci merci
Mon choix est fait Manzor Dierstein et Paulin bien sur après on verrabises
J’ai le le Paulin et le Dierstein cet que j’avais reçu en SP ( chronique à venir) , ils sont excellentissime, tu ne vas pas te régaler, tu vas te poiler !!! Manzo je n’ai jamais lu.
Merci pour votre liste que je consulte tous les mois. En plus de Paulin et Dierstein je note donc Black River, la honte de Arttu Tuominen, un auteur que j’apprécie beaucoup et le livre des prodiges de Olivier Ciechelski qui est intriguant. Bonnes lectures..
Bonjour Christine, merci pour votre fidélité à cette rubrique et merci pour votre message, le 1er je crois. Come je le disais en réponse à un précendent commentaire, les romans de Dierstein et Paulin sont excellentissimes ! un pur régale de lecture ! Pour ce qui est Tuominen je n’ai pas encore l’occasion de découvrir cet auteur. Pour ce qui concerne Ciechelski j’avais beaucoup aimé ” Feux dans la plaine” , que je n’ai malheureusement pas eu le temps de chroniquer. Voilà en tout d’excellent choix, vous allez vous régaler ce mois ci ! N’hésitez pas à revenir me faire un petit retour de lecture car j’ai bien échanger avec les abonnés du site. A bientôt donc !