ET SI NOTRE DAME LA NUIT

CATHERINE BESSONART

EDITIONS DE L’AUBE

et si notre dame la nuitVoilà un titre bien mystérieux ,qui d’emblée met l’imagination en alerte. Et de mystères il en est question dans ce premier roman signé Catherine Bessonnart, connue aussi pour ses talents de comédienne.

c’est à une ballade dans le cœur de la capitale à laquelle elle nous invite. Chic et romantique, ce Paris de carte postale séduit toujours .Pourtant, celle ci va rapidement avoir un goût âcre, et les lumières de la ville perdre de leur chaleur pour laisser la place  un sentiment difus de dangerosité et d’angoisse.

L’affaire, si elle est curieuse, n’est pas du genre à faire la une des journaux. Tout au plus peut-elle susciter l’ire des amoureux des belles pierres et des monuments parisiens. En effet au cours d’une nuit, neuf statues de Notre Dame de Paris sont saccagées , décapitées avec soin.

Vandalisme? commande pour un riche collectionneur prêt à tout pour obtenir ce qu’il désire? difficile à dire, d’autant plus que seul un jeune artiste peintre a assisté à la scène. Du travail de pro en tout cas. nd1

Mais quand peu après on retrouve dans une rue proche de Notre Dame ,le corps  d’une jeune femme décapitée elle  aussi , les choses vont prendre une autre tournure.

Car pour Chrétien, chargé de l’enquête, le doute n’est plus permis. Même s’il n’arrive pas encore à établir une passerelle entre les deux affaires, il est intimement convaincu que celles-ci sont liées.

D’autant que les pistes , nombreuses, s’avèrent sinueuses et que les cadavres commencent à s’ accumuler, déposés ici et là autour de Notre Dame.

ndPour l’inspecteur, une course contre la montre s’engage. Ne manquant pas d’aura, il mène ses investigations à la tête d’une équipe qui le suit aveuglément dans ses décisions.

Ce n’est pas tant dans l’intrigue elle même que réside l’intérêt de ce roman que les portraits brossés par Catherine Bessonnart. La trame de l’histoire si elle est intéressante reste assez classique,  marquée par quelques longueurs.

Par contre l’auteur a un talent original pour dépeindre ses personnages. Celui  du flic, Chrétien, en est un exemple.

Un type qui essaye de rester zen, ancien fumeur, séparé de Mathilde dont son cœur n’a toujours pas fait le deuil, et qui a cette étrange constance de replonger régulièrement dans son enfance.

Comme si quelque part, quelque chose le retenait relié à celui ci , l’empêchant de regarder la vie et l’avenir en face.

D’autant que de manière diffuse, s’encre progressivement dans son esprit la certitude que cette affaire le concerne directement,  qu’elle prend ses racines loin dans le terreau de son passé personnel. Notre Dame

Un portait touchant dressé sous une plume féminine qui donne à ce personnage et à ceux rencontrés au fil des pages, une profondeur émouvante, une sensibilité poignante , et une âme au roman.

Un roman policier qui porte véritablement un certain charme, une certaine poésie , où les  ombres , furtives et insaisissables s’esquivent à la vérité et dont il faudra bien toute la perspicacité de ce flic hors du commun pour finir par les appréhender.

Nul doute que celui ci vivra d’autres aventure sous la plume de ce nouvel auteur . En tout cas, qu’il devienne un personnage récurrent dans l’œuvre à venir de Catherine Bessonnart et bien le souhait qu’émettra le lecteur en refermant le livre sur sa dernière page.

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